AUTOUR DU MONDE.
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Ce
sont les personnages sacrés par excellence;011 Oe peut rien placer au-dessus de leur tête,toute chose qui est trouvée en contravention5Vec cette loi ne doit plus servir à un usagej’t'of'ane. La vengeance de la personne dont leîb °u a été insulté poursuit le violateur jusqu’àCe qu'il meure, et cette crainte du châtiment,^tant que les habitudes de l’enfance, en main-e ot partout la stricte observation.
S* une femme s’oublie jusqu’à passer ou àa sseoir sur un objet devenu tabou par le con-d’un individu taboué, cet objet doit être* ïl ’ s hors de l’usage ordinaire, et la femme doitj^Pier son crime par la mort. Si un homme ta-? b .pose ses mains sur une natte à dormir,e ne doit plus servir de couche , mais on peut5,1 faire un habillement ou une voile de piro-^ e - Des modifications semblables ont été ima-
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“/•ees pour atténuer les immenses inconvé-^ e ns du tabou. Il faut croire aussi, quoique lesi Rageurs n’en disent rien, qu’ild,
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n'en disent rien, qu’il était avectes accommodemens. Autrement, à cha-’ Ue heure, par inadvertance ou par espièglerie,devenir violateur du ta-
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i se serait expose a
c’est-à-dire, suivant la dénomination, ki-ln ° • et tout ki/cino est destiné à être sacrifié
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^angé tôt ou tard. Comme on le voit, c’estexcommunication d’une terrible impor-tes personnages taboues avaient aussi leursA des époques solennelles un rigoureux^ ° u pesait sur eux; ils devaient s’abstenir de^ a nser, (j e s ’oindre d’huile, de fréquenter leurs, lll nies, et même d’entrer dans les cases qu’elles^ blt aient. Ces grands tabous, décrétés à la° rt de quelque célèbre tahoua , avaient pourde désarmer l’esprit du défunt.
L ® rta ins endroits étaient constamment ta-^ es pour le peuple, tels que les lieux où les,,ç S étaient déposés et les salles des festins.lj es salles, dit Porter, formaient des construc-v. bs considérables, exhaussées de six ou huittjl s s ur une plate-forme de belles pierres ha-assem hlées. Longues parfois de troisét a j ts Pteds sur quarante de large, ces sallesren f erm ées dans une enceinte de bâti-Me S < ?° nt l’élégance faisait honneur à ce peu-^ Ul les avait élevés sans le secours du fer ni$V a j CUl1 a »tre métal. La plupart des pierreset 1 huit pieds de long sur quatre de large,te^ e ^ ant d’épaisseur. C’était des édifices pu-\it 1 l uxe > nombreux sur l’ile, et ne pou-s ervir qu’à des réunions solennelles.^•Hi°- quil soit à peu près prouvé que les Nou-lVl cns dévorent la chair des victimes hu-T. I.
maines, aucun voyageur ne les a encore prissur le fait dans de pareils sacrifices. On ne saitni comment se font ces immolations, ni com-ment se distribuent les chairs des patiens. Por-ter lui-même, qui vécut dans une si grande inti-mité avec ces sauvages, ne put voir aucun deces affreux repas. Sans doute on se cacha delui, parce qu’il avait témoigné sa répugnancepour ces hideuses cérémonies. Ce qu’il aperçutdans les moraïs, en fait de pratiques religieuses,se borna à des chants en l’honneur des dieux,accompagnés de la musique du tam-tam.
D’un autre côté peut-être Krusenstern est-ilallé trop loin, quand, sur la simple assertion dedeux déserteurs trouvés à Nouka-Hiva, il ra-conte qu’en temps de famine les hommes tuentles femmes, les enfans et les vieillards, rôtissentleurs chairs, et s’en régalent.
Ce qui est un fait évident, c’est qu’ils aimentà conserver comme trophées les restes de leursennemis, les cheveux, les dents, les crânes,qu’ils suspendent dans leurs maisons. Avec lesossemens humains les plus gros, ils fabriquentdes harpons qu’ils sculptent fort élégamment;avec les plus petits, ils font des colliers, desmanches d’éventail, des hausse-cols, diversesarmes pour la guerre (Pl. LXIII — 2), ou bienencore de petites idoles. Ces ornemens, dé-pouilles des morts, ne se trouvent, du reste,que chez peu d’individus ; et beaucoup de chefsindigènes repoussèrent à diverses reprises, de-vant Porter, la qualification de mangeurs dechair humaine.
Les divertissemens des insulaires ne diffèrentguère de ceux des Hawaiiens. Les chants, ladanse, la conversation, le sommeil, voilà ce quiremplit leurs heures libres. Marchand le pre-mier a remarqué qu’ils se servaient d’échassescomme amusement, et que les appuis des piedsétaient grossièrement sculptés.
La musique se borne au seul emploi du tam-tam. Cet instrument, parfois d’une dimensionprodigieuse , rend des sons creux et sourdsqui animent les naturels et les impressionnent.Leur danse se réduit à sauter sans cesse sur lemême endroit, en élevant les mains de tempsà autre et remuant rapidement les doigts.
Outre les filets et les lignes, ils ont une ma-nière particulière de prendre le poisson, lisbroient la racine d’une sorte de plante véné-neuse, dont un plongeur va répandre les mor-ceaux au fond de la mer. L’action de cetteplante sur les poissons est si soudaine, qu’ilsreparaissent au bout de quelques instans demi-morts à la surface de l’eau,
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