Band 
Tome premier.
Seite
519
JPEG-Download
 

519

AUTOUR DU MONDE.

! poreuse, et en quelques endroits on aper-S° l t des cristaux assez réguliers de basaltec °tnpa c te. Beechey y trouva des zéolithes, du^rbonate de chaux, des calcédoines, des oli-ves et des jaspes de diverses couleurs. NulleP a, 't il n ê remarqua de cratère ; toutes les îlesliaient la plus admirable verdure. La terre vé-nale y paraît peu profonde, mais très-fertile.

produits, comme ses habitans, sont ceux deto ute la Polynésie , quoique dans un degré moin-de culture et de civilisation. Les mœurs entev anchè semblent plus retenues que sur les au-' res groupes. Les femmes n’y paraissent pas dis-^° s ées à s’offrir à l’étranger. Beechey estime la^°pulation de tout le groupe à quinze cents5|,1 es. Il place le mont Duff qui en est le centreP ar 23o 8’ lat. S. et 137° 16’ long. O.

Le jour suivant, 6 avril, nous avions dès le^tin une autre île devant nous, car nous en-cens dans une voie lactée d’iles serrées et con-tas. Q’était l’île Hood , chaîne cfîlots bas,° ls és et inhabités, entourant un bassin ou la-de onze milles et demi de long sur cinq^lles de large. Des buissons de verdure cou-' re nt ces îlots, et sur l’un d’eux était une huttepierres semblable à celle de Crescent, et quijoignait d’une occupation antérieure. Ilood a^découvert en 1791 par Edwards, revu par’^ilson en 1797, en 1826 par Beechey, qui l’aPWé par 21° 31’ lat. S. et 137° 54’ long. O.(pointe O.)

Le lendemain, l’Ocectnic prolongeait par le•lord Carysford, petite île de quatre à cinq millescircuit. Bas et en apparence inhabité, cetil °t offre des bouquets de verdure et quelques,0 ulfes de cocotiers sur les langues de terre quia, ivironnent le lagon intérieur. Découverte pardwards en 1791, Carysford fut revue en 1826P ar Beechey* qui envoya un canot pour la re-Co hnaître. Le naturaliste de l’expédition faillit? e n oy er en débarquant. On trouva, sous les ar-bre s. trois puits, quelques huttes et une tombepierres abandonnée depuis long-temps. Bec-f e y la place par 20° 45’ lat. S. et 140° 43’

K;. O.

}| J'®- 1 ’ de Carysford, les cartes signalaient unep u uff que Wilson croyait avoir vue eu 1797.jp°dleton donna l’ordre de surveiller l’horizon.ne parut, et Duff, cherchée vainementaieu rs fois, semble être une île imaginaire.Ce f e ( ï u i se révéla à nous au lever du soleil,5 g * 1 * u, ie longue bande de récifs argentés quic Qu aient ceinture à une langue de terrela» Ve ^ fe d’arbres et encaissant elle-même un&0ri ln térieur. Çà et là, on pouvait distinguer

quelques cabanes sans habitans. Nous passâmesà cinq cents brasses du récif du nord, et nousy jetâmes la sonde qui ne rencontra point de fondà cinq cents brasses, a C’est l’ile Whitsunday,me dit Pendleton, découverte en 1767 par Wal-lis , qui envoya un canot à terre. On y trouvades huttes et des pirogues, mais point d’habi-tans; ils avaient fui vers l’ouest. La lat. doWhitsunday est de 19° 24’ S. ; sa long, de 140°67’ ( pointe N. O. ). Elle a quatre milles de longsur trois de large (Pi,. LXV ■— 2),

Après Whitsunday parut Queen-Charlotte,îlot semblable au précédent, mais sans lagonintérieur. Il ne nous sembla point peuplé,quoiqu’on distinguât, dans une petite anse aunord , des cases et des pirogues. Quand Wallisle découvrit en 1767, les naturels, voyant qu’unechaloupe détachée du bord voguait vers le ri-vage, cherchèrent à s’opposer à la descente;puis, calculant que la résistance serait fâcheusepour eux, ils s’embarquèrent sur neuf pirogueset s’enfuirent. Restés maîtres, les Anglais y trou-vèrent des citernes, des cases, des embarca-tions, des tombeaux où les cadavres, exposéssous un dais, pourrissaient à l’air. Les habitansétaient de taille moyenne, avec le teint hrun etles cheveux flottant sur les épaules. Les femmesétaient belles, et les hommes bien pris. Leur vê-tement était une étoffe grossière leur servant deceinture et pouvant se relever sur l’épaule.Beechey a fixé la situation de Queen-Charlottepar 19° 17’ de lat. S. et 141° 4’ de long. O.Elle a six milles de longueur sur un mille delarge.

Au-dessus de Queen-Charlotte, nous vîmesEgmont, petite île habitée. Basse, boisée dansses six milles de circuit, Egmont est situéepar 19° 24’ de lat. S. et 141° 36’ de long. O.Wallis la découvrit en 1767; mais, lorsqu’ilvoulut descendre à terre, il trouva en armes surle rivage les naturels des trois îles. Beechey fu t pl usheureux en 1826. Il put faire quelques échangesavec eux; pour quelques morceaux de fer, lessauvages lui auraient donné toute leur île, àl’exception pourtant de quelques bâtons sur-montés d’une touffe de plumes, objet qui sem-blait avoir pour eux un inestimable prix.

Le 9 avril, nous prolongions à 200 toisesde distance l’ile Touï-Touï, découverte en 1767par Carleret, qui la nomma Gloucester, et re-connue en 1826 par Beechey, qui la place par19° 8’ de lat. S. et 143° 0’ de long. O. C’est en-core une chaîne étroite de langues de terre,basses et boisées, ayant de quatre à cinq millesde l’esL à l’ouest. Sur la partie sud-est existe un