AUTOUR DU MONDE.
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^frimé OpoU'-Nohoü , souvent visilé par Cook,est un mouillage commode et sûr.
Veïs la partie occidentale du havre se déploie
b;
village de Papetoai, réunion de petites cases
°atie s à l’européenne, blanchies à la chaux*J°lies à voir* mais maussades à habiter. La eha-P fi ile de Papfetoai est la plus splendide de toutai ehipél ; elle forme un bâtiment octogone depieds environ sur Chaque face, bien recrépi^•dehors, construite en blocs de corail d’un poliRefait-, qui jouent la pierre de taille. De beauxba frcs et une tribune en bois d’artocarpus com-posent son mobilier.
Dans là partie orientale de l’ile, est un autrefilage , celui d’Àfare-Aïtou ■, assis dans une po-tion délicieuse. Sous le nom de South Sea Acà-,le »iy , il possède un collège pour les enfans des'Missionnaires . On leur y enseigne, outre l’écri-M’fre et la lecture, les élémens des arts et des5c »encé's , l’histoire, la géographie * l’astronomieet les mathématiques. C’est là que le jeune Pô-mare III avait été élevé sous l’œil et par les soinstes professeurs Blossom et Orsmond, chefsl’académie.
A côté de cette fondation savante, s’élèvent à®l'meo quelques établissemens industriels. On^ trouve une fabrique de coton sous la direc-l ion de 1’ artisan - missionnaire Armitage, etMfre fabrique de -cordages sous la direction deSimpson, autre missionnaire. Ces deux tên-tat ives n’ont jusqu’à l’heure actuelle réussigfre fort médiocrement. Les missionnaires attri-Wnt cet insuccès à l’indolence des naturels ;^ais n’en faut-il pas rejeter une grande partie5 frr le tort que l’on a de ne les employer quec °fome ouvriers, mal salariés , et non comme so-laires intéressés à la réussite de l’exploitation ?Du resté la petite île d’Eïmeo est la favoritemissionnaires. C’est lé berceau de leur pro-pagande ; c’est là qu’ils ont posé le pied; c’estj}® R que la foi chrétienne a rayonné sur toute*He. Nuis insulaires n’ont été plus constamment° c Hes et dévoués qUe ceux d’Eïmeo. Ils ont lesPremiers accepté le joug de leur loi ; ils le secoue-*"°frtles derniers.
Nous ne restâmes qu’un jour à Eïmeo. Le len-ç frtain 24 avril tOceanic réappareilla. Il laissaaris le S. O. lés sommets de Tabou-Emanou,^ fouilla le 25 dans la baie de Ware, dans le. • D. de l’île Wahine. Cette baie était d’un fort1 aspect, avec ses cases semées le long de lao e > alternant avec des bouquets d’arbres, etj, °ssées à de vertes montagnes qui lui envoientea U limpide de leurs èascades (Pc. LXVIII —■ 1).L ‘tes a terre presque à l’instant, nous allâmes
d’abord visiter la première autorité du lieu, lemissionnaire Barff ; puis la seconde, le brave roiMaheïae, chrétien obéissant et zélé. Bon grémal gré, il fallut accepter de lui un repas que ledigne Taïtien s’efforça d’arranger à l’anglaise.Nous eûmes donc des couteaux, des cuillers, desfourchettes, des verres , mais tout cela incom-plet et assez malpropre. Le dîner fut cependantgai : on parla de l’île > de son importance, desa situation actuelle. Malieïne avait environ dix-huit cents sujets , plutôt moins que plus , car laguerre venait de décimer son petit peuple. Cetteguerre pourtant n’était pas directe : elle n’au-rait dû toucher que les deux îles engagées, Tahaaet Raïatea. Mais plusieurs chefs de Wahine,malgré les sages avis de leur roi, avaient vouluprendre parti et guerroyer, soit pour l’une,soit pour l’autre des puissances belligérantes. Ilen était résulté quelque deuil et quelque dépo-pulation pour Wahine,
Après le dîner* le roi Malieïne nous présentasa belle-fille, veuve de son fils unique Taaro-Arii, ainsi que son petit-fils Tamarii, héritierprésomptif de ses Etats. C’était un enfant forlgentil, de neuf à dix ans au plus, et qui, élevépar les missionnaires, promettait un meilleurchrétien que nè l’était son père, mort tout jeuned’une façon déplorable. Ce n’estpas que d’abordce prince, nommé Taaro-Arii, n’eût montré duzèle et de lâ foi ; mais, égaré par de mauvaisconseils, il se moqua des missionnaires et deleurstemples, et se livra aux désordres des Areois.Son père, navré de douleur, essaya de tout pourle ramener dans une voie meilleure. On le maria;niais, an bout de deux mois, il négligea et mal-traita sa femme ; enfin , et ceci était bien plusirrémissible , il poussa l’oubli de toute réservejusqu’à se faire tatouer. Alors les missionnairesvoulurent faire un grand exemple. Ils demandèrent et obtinrent que le fils du roi fut jugécomme violateur des statuts. Amené devant letribunal, Taaro-Arii fut condamné comme unsimple Taïtien aux travaux des routes. Exaspéré,il refusa l’aide de ses amis, et se mit à l’œuvre.Soit par suite d’un effort, soit par l’effet d’uneforeur concentrée , il se rompit un vaisseau etmourut. Sa veuve accoucha d’un fils deux moisaprès.
C’est à Wahine que Cook avait pris Maï, lesecond Polynésien que l’on vit en Europe , etqui retourna, chargé de présens, dans son îleoù Cook l’installa de nouveau (Pl. LXVIII —.2). Ce Maï n’était point originaire de Wahine,mais de Raïatea, d’où il s’était enfui par suited’une invasion des naturels de Bora-Bora , Quand