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[Tome second.]
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OCEANIE. NOUVELLES-HEBRIDES.

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E. parut à Forster plus basse que le reste deFile et couverte de diffe'rens arbres, parmi les-quels figuraient des tiges innombrables de pal-miers. De superbes cascades se précipitaient desmontagnes. Lat. S. 15° 24. Long. E. 165° 27.(Sommet).

I. Mallicolo , découverte par Quiros en 1606,revue par Bougainville en 1768 et reconnuepar Cook en 1774. Cest une grande et belle îlequi na pas moins de dix-huit lieues du N. O. auS. E. sur six ou sept de largeur. Cook la dé-peinte comme féconde et populeuse. Les terresdune hauteur moyenne meurent en pente doucevers le rivage et vont aboutir à une petitechaîne centrale. Vers la pointe S. E. gisent leport Sandwich et un peu plus au S. trois îlotsnommés I. Maskelyne. Lat. S. du 15° 50 au 16°36. Long. E. du 164» 47 au 165° 26.

Au rapport de Cook, les habitans de Malli*colo sont petits, bronzés, avec la tête longue etle visage plat, plus semblables à des singes quàdes hommes, moins pourtant à cause de la fi-gure que par leffet de membres grêles et dispro-portionnés (Pl. XIII 2). Leurs cheveux, noirsou bruns, sont courts et crépus sans être laineux.Leur barbe est forte, touffue, ordinairementnoire et courte. Ce qui accroît leur difformiténaturelle, cest une ceinture en cordé, serréesi fortement autour des reins, que la forme deleur corps approche de celle dune grossefourmi. Le sillage creusé par ce lien coupe lecorps de la manière la plus disgracieuse.

Les hommes vont nus, en se couvrant les par-ties naturelles de feuilles ou dun morceau denatte. Les femmes, non moins hideuses que leshommes, se peignent en rouge la tête, le visageet les épaules.

Les ornemens et les armes de ces hommessont semblables à .ceux de Tanna. La langue deMallicolo parut à Forster tout-à-fait différentede celles quil avait étudiées jusque-. Elle pro-diguait larticulation brr fortement accentuée ;ainsi lun des amis des Anglais se nommaitMambrromn , un autre Bonombrrouai; ils appe-laient le cochon broa, et ils avaient souvent àla bouche le mot Tomarr (ami). Ces sauvagesarticulaient du reste bien plus facilement les lan-gues dEurope que ne pouvaient le faire les Taï-tiens. Pour exprimer leur admiration, ils fai-saient entendre un sifflement pareil à celuidune oie.

I. Saint-Barthi£LEmy, découverte par Bougain-ville en 1768, reconnue par Cook en 1774. Ileboisée, peuplée, peu élevée, avec six ou septlieues de circuit, et située dans le détroit qui

sépare Mallicolo de lîle du Saint-Esprit. Un îlotlaccompagne dans la partie S. E. Lat. S. 15°42. Long. E. 164° 50. (Sommet.)

I. Saint-Esprit, découverte en 1606 par Qui-ros, retrouvée par Bougainville, et reconnue parCook en 1774. Cest une île fort étendue, ayantvingt-deux lieues du N. N. O. au S. S. E., sur unelargeur de dix à douze lieues, échancrée dans sapartie N. par une vaste baie, et bordée dans lapartie méridionale de plusieurs petites îles. Sesterres, du côté occidental surtout, sont dunegrande élévation, et forment une chaîne conti-nue de montagnes qui, en quelques endroits,sélèvent directement des bords de la mer. Lileentière , à lexception des plages et de quelques 'escarpemens le roc se montre à nu, est cou-verte de bois et de plantations. Sa végétationoffrit à Forster laspect le plus riche et le plus jvarié. Daccord en cela avec Quiros, son de-vancier de près de deux siècles, il dit que ce paysétait lun des plus beaux du monde. Lat. S. du j14° 40 au 15° 42. Long, E. du 164» 7 au164» 55.

Le petit nombre dinsulaires du Saint- Espritque les Anglais purent apercevoir étaient plus ro- (bustes et mieux faits que les naturels de Malli-colo . On en conjectura quils appartenaient àune race différente. Cette opinion saccréditadautant mieux que la langue navait point daf-finité avec celle de Tanna et de Mallicolo , et se >rapprochait au contraire de lidiome tonga. Lachevelure de ces hommes était tantôt courte etfrisée, tantôt longue etlisse. Leurs ornemens con-sistaient en bracelets et en colliers ; lun deuxavait une coquille blanche attachée sur le front,dautres étaient peints dun fard noirâtre. On neleur vit dautres armes que des dards et des har-pons pour la pêche. Paxmiles cadeauxquonleurfit, ils distinguèrent surtout les clous. De leur côtéils offrirent une branche de piper.

Pic de lÉtoile , probablement le même quifut nommé par Quiros Nuestra-Senora de Lut,revue par Bougainville en 1768. Cest unepetite île ou piton ayant au plus quelques millesde circuit. Lat. S. 14® 22. Long. E. 165» 32?

se borne la nomenclature des îles de lar-chipel auquel Cook donna le nom de Nouvelles- jHébrides ; mais on peut y rattacher les terressuivantes :

I. Banks, découvertes par Bligh en 1789,comme il se rendait, dans sa chaloupe, des îlesTonga à Timor . Cest un groupe de quatre îleshautes et peuplées, avec quelques rochers ausud, occupant une étendue de 15 à 20 lieuesdu N. au S. La plus grande a environ vingt