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OCEANIE. -r- ILEB SALOMON.
mètre. Comme aucun navigateur, depuis Butler,ne l’a signalée, son existence est encore fort peucertaine. Lat. S. 11° il’? Long. E. 157° 34’?(Milieu.)
I. Rennel, découverte par le capitaine Butlerdu J-Valpole en 1794 et revue dans la même an-née par F Indispensable. D’après Krusensiern,elle aurait douze lieues du N. O. au S. E. Lat. S.11° 38’. Long. E. 158° 21’. (Pointe S. E.).
Quoiqu’ici se termine la liste des îles Salomonproprement dites, nous devons mentionner en-core, comme étant leur prolongement géolo-gique , deux récifs dangereux, situés à peu dedistance au S. des îles précédentes, savoir : leRécif de la Pandora, découvert par le capitaineEdwards en 1791, sans doute le même qui futrevu en 1794 par l’Indispensable, et en 1804 parRuaull-Coutance. Ce brisant dangereux aurait,dit-on, près de quarante milles du N. au S., etsa pointe gît par 12° 8’ de lat. S. et 159°? delong. E.; puis le récif de Wdis, signalé aussi parEdwards en 1791 ; par la lat. S. 12° 2Y et long.E. 156o 22’.
Avant de passer outre, on peut mentionnerencore une chaîne de petits groupes océaniensdisposés au N. des îles Salomon, et dans une di-rection presque parallèle à la leur, c’est-à-direen commençant par le S.
I. Stewart, découvertes par Ilunter en 1791,revues par Wilson du Duffe n 1797. Groupe decinq petites îles, dont les deux plus grandes onttrois milles d’étendue. Lat. S. 8° 24’. Long. E.161 °.
Le dangereux récif de Bradlev, découvert parHunter en 1791, gît par 6° 52’de lat. S. et 158°46’ de long. E., ayant quinze milles de l’O.N. O. à l’E. S. E. Le récif non moins périlleuxde la Candclaria, découvert par Mindana en1567et revu en 1781 par Maurelle qui le nommaRoncador, passe pour se trouver par 6° 20’ lat.S. et par 157? long. E. Il est pourtant bien im-portant de fixer ayec exactitude des écueils centfois plus redoutables pour le navigateur que lesîles les plus dangereuses.
I. IIowe, découvertes en 1791 par Hunter,qui n’en vit que la partie méridionale. Il est pro-bable qu’elles sont identiques avec les îles vuesen 1616 par Schouten, et revues en 1643 parTasman, qui les nomma Ontong-Java. Peut-êtreaussi y a-t-il deux groupes distincts. Quoi qu’ilen soit, celui que vit Hunter se compose d’ungrand nombre d’îles basses et peuplées dont l’é-tendue resta indécise. Lat. S. 5° 39’. Long. E.157° 6’. (Pointe S.)
J. Marqueen, découvertes en 1616 par Schou-
uni, revues par Tasman en 1643 ; probablementles mêmes îles que vit F Indispensable en 1794,et qu’il nomma îles des Cocos ; les mêmes aussique vit Morllock en 1799, et qu’il nomma IlesHunter, bien qu’il les place un peu plus au sud.Quoiqu’il en soit, les îles Marqueen forment ungroupe de quatorze ou quinze îles, basses et ha-bitées, et dont l’étendue est au moins de quinzeà vingt milles. Lat. S. 4° 30’. Long. E. 154 8’.
I. Carteret, découvertes en 1767 par Carle-ret, qui les nomma les Neuf-Iles; revues en 1781par Maurelle, qui les prit pour les îles Ontong-Java de Tasman; par Shorlland en 1788 et parHunter en 1791. D’après Carteret, une seule deces îles est d’une certaine grandeur; les huit au-tres sont petites, basses, et cependant couvertesd’arbres et très-peuplées. Leurs habitans sontdes noirs à cheveux crépus, armés d’arcs et deflèches, possédeunt de grandes pirogues qui ma-nœuvrent à la voile. Lat. S. 4° 42’. Long. E.153° 10’. (Milieu.)
I. Vertes , découvertes par Schouten en1616, revues en 1767 par Carteret qui lesnomma îles Hardy ; en 1767 encore, par Bou-gainville qui ne les vit que de loin; en 1781,par Maurelle qui les nomma Caimanes ; en 1792et 1823 , par d’Eutrecasleaux et Duperrey, qui,l’un et l’autre, ne les virent que de très-loin. Cesont des groupes d’iles verdoyantes et peu-plées , de dimensions encore peu connues. Lalatitude des îles Vertes est de 4° 33’ S.; leurlongitude de 151° 49’. (Pointe S.)
CHAPITRE XX.
ARCHIPEL SALOMON. - ILES DU MASSACRE
A l’un des derniers groupes que nous venonsde citer se rapporte celui des îles du Massacre,qui a fourni à l’Américain Morrell un long etdramatique épisode. Les inexactitudes de posi-tion qui abondent dans le livre du navigateuraméricain font qu’avec lui on est toujours réduità des conjectures. Aussi doit-on prendre la formedu doute pour avancer que les îles du Massacresont les îles Carteret. Les mêmes réserves doi-vent être faites pour le récit du capitaine Mor-rell, récit qui, en bien des endroits, se trouvemêlé de détails extraordinaires qui frisent aumoins l’exagération.
Capitaine du joli schoonerî’^4«^rr/m,M.Morrell, aventurier comme pouvait l’être Pendle-ton, tomba, le 24 mai 1830, sur les îles du Mas*sacre, où il mouilla dans un lagon tranquille clsûr. A peine s’y trouvait-il, que les indigènes,race presque noire, parurent dans leurs piro*