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las longifolia ), le gaga mirrha ( rhododendron ).Enfin parmi les plantes, on remarque le kam-bang malan ( pohjanthes tuberosa) , le poukelampal ( mirabilis ja/appa), le patjar Ijtna ( impa-tiens balsamina), le kambang soré ( mirabilis di-chotoma) , le kambang sahane ( vtnea rosea ).Quant aux légumes , ce sont les Chinois qui entiennent le monopole. Les potagers qu’ils cul-tivent fournissent tontes les espèces communesdans leur patrie : des carottes, des haricots, deschoux, des pois, des concombres, des raves, desasperges, du pourpier, des épinards, des oi-gnons. des laimes, etc.
Au nombre de ces végétaux, il en est un quia long-temps servi de thème aux contes les plusétranges et les plus absurdes. C’est le puhon a pas,ou arbre à poison. Les voyageurs des xvn u etxviii e siècles ne tarissaient pas sur ses propriétésmalfaisantes, sur sou énergique et soudaine ac-tivité. A les croire, l’arbre qui porte ce poisoncroissait isolé au milieu d’un désert, tuaut toutevégétation à la ronde. Un oiseau volant au-dessus de sa cime était frappé de mort; unhomme passant sous son ombre était presquetoujours engourdi ou asphyxié. Pour obtenir lesuc vénéneux de cet arbre, ou s adressait auxmalfaiteurs condamnés aux derniers supplices ;et ces malheureux succombaient presque tousdans cette périlleuse récolte.
Ces fables aujourd’hui font sourire les iiatm-ralistes. I ,epahon upas, ou arbre à poison, sem-ble être une espèce de strychnos ou d’antiaris,dont les qualités vénéneuses sont definies etbien connues. Deux sortes d’arbres semblentsurtout propres à cette famille de végétauxmortels. L’un est 1 ’arbor loxuana de Hum-phius, nommé anliar à Java, où il croit dansles provinces orientales. A Bornéo et à Ce-lèbes , il appartient à la monoécie. La fleurmâle a un calice écailleux , imbriqué, point decorolle, plusieurs fdamens courts en étamines, etcouvei ts par les écailles du réceptacle , dont laforme conique, oblongue, est un peu arrondie àl’extrémité. La fleur femelle n’a point de co-rolle; elle a un seul germe, ovoïde, élevé, deuxstyles longs , un seul stigmate aigu. Les feuillessont alternes et oblongues. \Jarbur toxicnria estl’un des plus grauds végétaux de Java. Sa tigenue, cylindrique et perpendiculaire, s’élèvejusqu’à quatre - vingts pieds ; l’écorce a unpouce et demi d’épaisseur dans sa partie infé-rieure; lorsqu’on y tait une piqûre ou une inci-sion , il en découle une liqueur jaunâtre qui estle poison, liqueur plus dangereuse au toucherque celle du rit as radicuns d’Europe . Le liber
AUTOUR DU MONDE.
est tellement filamenteux qu’il pourrait rem-placer le morus papyiifrra.
L’autre arbre à poison (le tiruté de Lesche-naull) est plutôt une liane qu'un arbre. Sa ligegrimpe le long des troncs des arbres qui l’avoi-sinent; d’un pouce et demi de diamètre et par-faitement cyliudrque, elle laisse suinter d’uneécorce d’un brun rougeâtre une liqueur acre etnauséabonde. Cette liqueur est le poison. Lesbranches terminales sont opposées; les feuillessont pinnées en deux ou trois paires, ovales, unpeu lancéolées, entières, finissant en pointe:complètement lisses en dessus elles ont en des-sous quelques veines parallèles ; les pétioles sontcourts et recourbés quelquefois. Le tieuté rampeà l’ombre , mais l’auliar couvre tout le voisinage.Le suc vénéneux extrait de ces arbres sert à empoi-sonner des cris et surtout des flèches très-mincesen bambou qui se lancent avec îles sarbacanes.A diverses reprises, des expériences ont étélaites sur l’effet de ces armes empoisonnées.Un chien mourut une heure apiès avoir étéfrappé, une souris en dix minutes, un singe ensept minutes, des poules en dix minutes, unbuffle énorme en deux heures et dix minutes.
La zoologie de Java offre aussi un riche et longcatalogue. En tète des animaux utiles du pays, ilfaut placer le buffle ( karbow, en malais; man-dmg, dans l’idiôme des montagnes ). Le buffleest, dans l’archipel indien, l’équivalent du bœufen Europe . Sa chair est un des alimens les plussains et les plus recherchés du pays; il laboureles champs et transporte les récoltes; on l’altèlemême au besoin a des voitures, et il devient ainsibête de trait dans les passages diffieiles. Le bufflede Java est de la grande espace, à poil ras, illongues cornes placées horizontalement ; il y ena de blancs et d’un noir bleuâtre; ces dernierssont plus estimés, plus vigoureux et d’une chairmeilleure. La chair des buffles blancs n’est pasun aliment aussi sain. Le buffle se plaît dansl’eau ; il passerait sa vie couché dans une rivière.11 aime à être lavé plusieurs fois par jour; et lesoir , quand ou le détèle, il court à la mare laplus prochaine, s’y plonge avec delices, ne gar-dant souvent hors de l’eau que son museau pouraspirer l’air. Cet animal, si utile à Java, mérite-rait que l’on y encourageât davantage sa multi-plication. Les indigènes font peu de cas du tau-reau et de la vache, et c’est seulement dans quel-ques districts de l’intérieur que ces animaux fontpartie de l’économie rurale . Ils réussissent mieuxà Maduro et dans les résidences de l’E. CependantBatavia et Buitenz.oorg élèvent des troupeaux desix à huit cents bêtes à cornes qui approvision-