122
MÉTHODE DE CLASSIFICATION
membrane. Cette coque est trés-solide, composée de plusieurscouches distinctes, et d’un tissu d’autant plus serré et délicatqu’elles sont plus intérieures, comme on peut l’observer dansles cocons des cimbèces et des hylotomes. Au reste, les coquesont d’autant plus de solidité qu’elles sont, par la nature descirconstances de leur formation, plus exposées aux injuresextérieures. Dans les fourmis , par exemple , elles donnent àla nymphe qu’elles recèlent l’apparence d’un œuf elliptiquedont les deux extrémités sont de même grosseur.
Chez les petits ichneumons qui vivent en famille dans leschenilles, et qui ont été rapportés dans ces derniers tempsau genre Crypte par Fabricius, les larves filent en communune sorte de cocon soyeux , sous lequel chacune d’elles seconstruit ensuite une coque distincte ; tandis que celles descynips, des diplolèpes, ne paroissent pas avoir besoin de cetteenveloppe, étant déjà protégées par la tumeur plus ou moinssolide que leur présence a fait naître dans les végétaux.
Les nymphes des hyménoptères sont à peu près immobiles;toutes léurs parties sont dans un état de mollesse et de rac-courcissement qui permet cependant de distinguer au dehorstoutes les parties de leur corps : la tête avec ses antennes etles parties de la bouche, couchées en avant et sous les pattes ;le corselet avec les rudimens des ailes, et composé de sestrois parties plus ou moins développées, suivant les genres;les trois paires de pattes , les anneaux de l’abdomen. Maistoute la surface de ces nymphes semble enduite d’une sortede vernis qui est une véritable membrane d’une ténuité ex-trême. Au reste , sous cet état, les nymphes des hyménoptèresressemblent à celles des insectes coléoptères : elles ne pren-nent plus de nourriture ; elles sont inactives, d’abord très-molles et très-blanches; elles prennent de jour en jour plusde consistance et de coloration, jusqu’à ce qu’elles aient at-teint toute la solidité dont elles avoient besoin.
Le corps des hyménoptères se divise en parties analogues à