324
MÉTHODE DE CLASSIFICATION
Le corselet des hyménoptères est évidemment composé detrois pièces en général très-distinctes. La première, qui sup-porte la première paire de pattes, a le plus souvent la formed’un collier , et ne s’étend pas vers le dos ou la partie supé-rieure du corselet , excepté dans quelques genres, commedans les chrysides, les parnopès : vient ensuite le véritable cor-selet, qui supporte les ailes, et les pattes moyennes et posté-rieures j enfin, la troisième pièce, qu’on a nommée méta-thorax, avec lequel elle se confond, ou qui se présente sousla forme d’un écusson plus ou moins étendu.
Le ventre ou l’abdomen , composé de cinq à neuf segmens deforme variable, est tantôt sessile ou appliqué immédiatementau corselet, comme dans les tenthrèdes ; tantôt, et le plus sou-vent, supporté par un pédicule très-distinct, comme dansquelques guêpes, les fœnes, les ichneumons. Mais ce qui ca-ractérise principalement les insectes de cet ordre, c’est l’ins-trument dont les femelles et plusieurs neutres sont armés , etqui sert à la ponte : tantôt sous la] forme d’une tarière com-posée de trois pièces écailleuses, dont deux externes servantde gaine, et une troisième, moyenne ou intermédiaire, variantpour la disposition de son extrémité, qui est ou acérée, outronquée et dentelée en-dessus, en-dessous, et même sur lescôtés ; tantôt ces mêmes pièces sont beaucoup plus courtes,plus roides, plus pointues, et forment alors ce qu’on nommel’aiguillon.
Dans quelques espèces , comme les chrysides, la tarièreest formée par une suite de tuyaux qui rentrent les uns dansles autres et qui peuvent s’alonger comme le tube d’une lu-nette d’approche , garnie d’une pointe très-déliée a sa der-nière extrémité.
Chez les mâles, qui pour la plupart sont privés d’aiguillon,cet instrument est remplacé par un appareil analogue, maisdont les pièces, disposées autrement, servent au rapproche-ment des sexes et à l’oeuvre de la fécondation.