méthode de classification
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n’ont entre elles d’autre analogie que dans la forme des an-tennes; car, sous l’état parfait, elles ont un port très-varié,principalement par la forme des ailes : ensuite les chenillesdiffèrent beaucoup encore pour la conformation , les mœurset les habitudes. Parmi les espèces de cette famille , lesunes , comme celles des genres Phalène et Ptérophore,ont les ailes étendues, même dans l’état de repos ou d’inac-tion ; les autres, lorsque l’insecte ne vole pas, oirt des ailes dis-posées de manière à fornfer une sorte de fourreau ou de gaineau corps, comme les lithosies et les teignes-, enfin, chez unplus grand nombre, comme dans les pyrales, les alucites,les crambes et les noctuelles , les ailes forment, dans l’étatde repos, une sorte de toit sur le corps. (Pl.'42 et 43 .)
Le septième ordre de la classe comprend tous les Insectesqui, sous leur dernier état, n’ont que deux ailes membra-neuses, et qui sont privés de mâchoires : on les appelleDIPTÈRES , diptera insecta.
Ce nom est formé de deux mots grecs, <Ttç, deux, et 7/jegâ,ailes. Il est très-ancien dans la science ; on le trouve sou-vent dans l’Histoire des animaux d’Aristote, et toujours em-ployé d’une manière générale, pour indiquer les mouches ,les cousins , les asiles ou astres , et comme une divisiond’ordre. (Histoire des animaux, livre I, chap. 5 ; livre IV,chapitres 1 et 7.)
Depuis, quelques auteurs systématiques ont employé,comme synonymes de diptères, et par opposition avec lesautres ordres de la même classe dés insectes, les dénomina-tions suivantes : les uns, en tirant les caractères des ailes,les ont nommés les ané.lytrcs bipennes, ou gymnoplères à ba-lanciers (halterata) ; d’autres, d’après Fabricius, ne considé-rant que la structure de la bouche des dipteres, antliatés( antliata ).
Nous avons dit que tous les insectes a deux ailes appa-rentes n’étoient pas rapportés à cet ordre ; qu’il falloit de