DES INSECTES* 147
les sexes et les mœurs, qu’il indique jusqu’à un certainpoint.
Les insectes à deux ailes vivent peu de temps sous l’état,parfait, seulement pendant l’espace nécessaire pour la réu-nion des sexes, et pour la ponte ou la propagation des germesdans les lieux qui conviennent à leur développement et quela mère sait choisir par instinct, quoique souvent de naturetout-à-fait différente de celle qui forme l'aliment de l’animal,à son dernier période d’existence.
Les diptères marchent peu : aussi, comme nous l’avons dit,leurs pattes sont-elles généralement fort grêles ; cependantles asiles les ont très-alongées et très-fortes, terminées pardes ongles crochus et acérés, qui sont destinés, ainsi que lesserres des éperviers, à retenir la proie saisie vivante, afinque l’insecte puisse la dévorer à son aise et sans résistance.
Beaucoup ont la faculté de s’appliquer sur les corps lesplus lisses, et d’y adhérer à l’aide de papilles veloutées ougarnies de lames placées en recouvrement les unes sur lesautres, à peu près comme celles que l’on distingue si biensous les tarses de quelques reptiles qu’on nomme des geckostels sont en particulier Jes mouches domestiques, les syr-phes, les thérèves, les asiles. Chez d’autres, comme dans lesdolichopes, les tipules. les ccjx , les tarses sont tellement alon-gés, que l’insecte peut s’en servir pour se soutenir, commeles hydromètres, à la surface de l’eau, et y courir avec pres-tesse : ce qui en a fait nommer quelques-unes mouches deSaint-Pierre. Enfin, les tarses de quelques espèces parasites,comme dans les hippobosques, mélobosques , ont des appendicescrochus, et sont terminés par des griffes en tire-bouchon,qui donnent à ces insectes la faculté d’adhérer aux plumeset aux poils des animaux, dont ils sucent les humeurs.
Le vol des diptères est généralement fort rapide. Il enest, comme certaines tipules, qui forment en Pair des dansesou des chorées régulières, pendant des journées entières, ou