iGo
MÉTHODE DE CLASSIFICATION*
des antennes, de la bouche, des pattes et par les tuyaux quisouvent terminent l’abdomen : tels sont les genres Forbicine,Machile et Podure , qui sont nocturnes et se nourrissent dedébris de végétaux. (PI. 54.)
Les Aranéides ou les acérés sont tellement différens desautres insectes, que quelques auteurs, dans ces dernierstemps, en ont fait une classe à part. Ils diffèrent, en effet,des insectes, d’abord, parce qu’ils n’ont pas de tête distincteet surtout pas d’antennes, parce que le corselet et la têtesont réunis, parce que la plupart ont huit pattes ; ils n’ont pasd’yeux à réseaux simples, mais comme huit yeux lisses oustemmates : il y aune sorte de sac pulmonaire distinct, avectrès-peu de stigmates ou d’orifices extérieurs. Ils pondentplusieurs fois pendant leur vie. Tous se nourrissent d’ani-maux qu’ils blessent à mort et qu’ils sucent ou dévorentensuite. C’est une famille très-nombreuse, qui se subdiviseen genres et sous-genres, d’abord d’après la forme desmandibules, qui se terminent tantôt par un simple crochetacéré , mobile , comme les araignées, les mygales, les trom-bidies; ensuite, en espèces dont les mandibules forment lapince, et dont l’abdomen est accolé au corselet sans pédiculedistinct: tels sont les scorpions, caractérisés en outre par lesanneaux postérieurs de l’abdomen , qui sont articulés en formede queue terminée par un aiguillon ou crochet venimeux ;tels sont encore les phrynes, les galéodes et les faucheurs.(PI. 55 et‘56.)
Les Myriapodes ou millepieds ont des paires de pattes àpresque tous les anneaux : ils ont quelques analogies d’unepart avec les crustacés, et de l’autre avec les annelides; ilsn’ont pas de corselet distinct, et leur tête ne porte que deuxantennes. Les scolopendres et les scutigeres n’ont qu’uneseule paire de pattes à chaque segment de leur tronc , tandisque les jules, les polyxènes , les glomérides et les polydesmesen ont deux à chaque anneau. (PI. sy et 58.)