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Capit.
Chap. IX. LA PERSE.
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l’Oríent, à deux lieues de la Mer, au boutd’une très belle plaine, qui elí fermée auMidi, de petites montagnes. C’est un lieutout ouvert, où le Roi>àr I. fit bâtir unPalais, pour s’y aller divertir.
ESTERÁBAD est une ville médiocre,Capitaled’un Quartier de païs, qui en prendle nom.
§. Vil. Le Corasan.
Le Corasan, qui est le reste de l’andenneHyrcanìe , & partie de celui des Parthes ,s’étend le long des côtes Orientales de laMer Caspienne jusqu’au pais des : lartaresTousbeks. C’est un païs fertile au Midimais defert au Nord le long des côtes dela Mer. C’est de là que vient la meilleurefoie de tonte la Perse.
HERAT, ouHERI,en est la Capitale.On la nommeautrement Sargultzar, laviliedes Roses , parce que ces fleurs y font enplus grande abondance, que dans tout lereste du Roiaume. C’est une grande villefort peuplée. Elle a retenu en partie lenom ancien de l 'Ariane.
THOUSouMESCHAT,est unevilleancienne , fameuse par le tombeau d 'AliRha, l’un des douze Imams , successeursd’ tìali, gendre de Mahomet , qui y fut em-prisonné par un Calife nommé Mamourf.On lui d resta là un tombeau magnifique,l’an 820. & la dévotion y attira bientôt unsi grand nombre de pèlerins, qu’il s’y estformé avec le tems une puisiànte ville.Meschat signifie, le Tombeau d’an Martyr.On dit que ce tombeau est de pur or, &tout orné de diamans, dont il y en a de lagrosseur d’une châtaigne.
NISA, NISABOR, ou NISCHA-BOUR est une ville considérable, & cé-lébré pour !a bonté de ses pâturages, &des chevaux qu’ou y nourrit; h pour lessabres qu’on y fabrique, les plus estimezqu’il y ait au Monde. Entre cette ville &la précédente on voir une montagne, ouil y a une mine de Turquoises.
MAROU est une grande ville, à l’O-r ien t, fur une rivière du même nom. Quel-ques uns la mettent pour la Capitale dupaï s.
Z U Z E N est une petite ville fameusepour la manufacture des foies.
SARACHSCH,ou zarchas,bigi-
STAN&c. íontdes petites villes de cetteProvince.
Le Corasan a une très-grande étendue,
& comprend la Margiane, VAriane, & laBaàiriane , des Anciens, du moins en par-tie. Sous le régné áçTamerlan, il y a 300.ans, vint à trente mille Turcomans pastë-férent de la Perse au Corasan pour s’y éta-blir.
III. LES PROVINCES DEL’OR IEN T.
$ VIII. Le Sablestan.
Le Sablestan, Sablujìan , on Zabelistan,est un beau païs au Midi du Corasan , entredes montagnes, d’où découlent diversesrivières , qui l’arrofent; il est borné auNord-Est parles montagnes àe Balk , &à l’Orient par le païs de Candahar. C’estle païs des anciens Paropamijades.
Les Orientaux le comptent pour unepartie du Corasan.
BOST, ou BOUST en est la Capisa- Boû’le. C’est une bonne ville, belle & bien Ca P lt *fortifiée, dans l’extrémité méridionale dupaïs, fur la rivière d’ Hindmend. II sembleque c’est la même que l’ancienne Abeste.Elle est défendue par un Château, qui palispour le plus fort, qu’il y ait dans toute laPerse.
RONER, est une petite ville, au piédes montagnes, où les Rois ont un Châ-teau de plaisance; qui est allez beau.
GAZNA, MEIMEND, PARRA&c.font des villes de cette Province.
§. IX. Candahar.
Candahar est un païs de conquête, queles Perses ont enlevé aux Mogols. C’est laProvince la plus avancée à l’Orient, OÙelle fait front aux Indes, dont elle est sé-parée par de hautes montagnes. C’elì auifipar ce païs-là que passent les Caravanes, quiveulent faire par terre le voiage de Perseaux Indes , du moins à la Cour du GrandMogol en droiture. Le païs est petit, &médiocrement fertile, & incommodé parles eaux puantes qui s’y trouvent. Les Ca-ravanes, qui y passent, font souvent atta-quées, par les Patanes & les Augans ou A-gavans ,qui font des voleurs Indiens, quifejettent dans ce païs-là.
Kkkki CAN.