Chap. XIII. LA CHINE.
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puis le Golfe d cCang, à l’Orienr, à l’em-bouchure de la rivière de Linhoan , jusquesà l’extrémité Occidentale. Cette muraillefut commencée, dit on, ztf uns avantla naissance de Jésus Christ , & achevéedans l’espace de f ans. C est assurémentun ouvrage admirable, auquel il n’y à riende comparable dans toute laTerre. Cettemuraille n’est pas bâtie par tout en lignedroite, mais elle fait plusieurs contours;& elle a pour le moins 400. lieues de long.Sa largeur est inégale ; en quelques endroitselle est si large que sept on huit períonnesà cheval y peuvent aller de front;mais enplusieurs endroits elle n’a que cinq piez.Sa hauteur est de 4 brasses. L’ouvrage esten partie de cailloux, & en partie de bri-que, & si bien bâti, qu'i'I dure encore de-puis plus de 1800 ans qu’it est fait ; à la ré-serve de quelques endroits, où il com-mence à tomber en ruine. Ce qu’il y ade merveilleux c’est que cette muraille estbâtie non feulement dans les plaines,maisaussi fur les montagnes & fur les rochers,où l’on peut à peine grimper; & où parconséquent l’on n’apu porteries matériauxqu’avec des peines incroiables. Elle estencore fortifiée par de grosles Tours, é-loignées les unes des autres tout au plusde deux traits d'arc. Cette muraille estcontinuée par tout & fans aucune interru-ption , non obstant l’inêgalité du terrain,si ce n’est dans les endroits où le fleuvettoern pasle & repasse, & au Septentrion dela ville de Siven dans la Province de Pé-kin, où elle est coupée par un petit espacede montagnes affreuses & inaccessibles.A l’cgard des autres rivières, qui entrentdans la Chine* elles passent fous des Voû-tes, qui font comme des Arcades de pont.L’EmpereurCi)i'//onw/t fit bâtir cettemu-raille, pour l’opposcr aux irruptions des‘Tartares. On obligea toute la Chine àfournir de dix hommes trois,,pour y tra-vailler.
Histoire & Mais cette muraille n’a pas empêché que«,™ eine " ^ es Tartares ne fe soient emparez de la chi-ne. Les chinois supposent que leur pais atoujours été sous la même forme de gou-vernement & ils font remonter la succes-sion de leurs Rois , bien loin au delà duDéluge. Mais bien des Savans du pre-mier ordre ont pleinement réfuté, par les
nient.
propres écrits des Chinois, cette supposi-tion d’Anriquité. Cependant on ne peutpas nier que leur Monarchie ne soit fortancienne; & l’on compte depuis Fobi leurpremier Roi jusqu’à celui qui régné an.jourd’hui 236.Rois, de lï familles disse,rentes. Aujourd’hui ils sont fous la do-mination d’un Roi T art are , d’en tre lcs 7 ar-tares Niuches ou Bogdoïs , qui sont au Se-ptentrion de la Chine , & qui sont aussi sesSujets; c’est pourquoi 011 lui donne en falangue le nom deBogdegan : Son Nom chi-nois est Camhy. Cette révolution est arri-vée dans le Siécle dernier. Le Roi desTartares Niuches ou Bogdoïs , entra dansla chine l’an 1616. pour vanger la mort deson père, que les chinois av oient tué. L’an1630. les Princes Chinois s’étant rebellezcontre leur Roi , le Tartare profita decette division, & s’étant glissé dans la chi-ne à la faveur de cette guerre civile, parle moien de ceux dont il embrassa le par-ti , il vint jusqu’à assiéger le Roi de laChine dans son Palais, qui s’étrangla dedésespoir, & après 20. ans de guerres &de troubles, le Tartare se vid l’an ióyo.paisible possesseur de la chine.
Le Gouvernement est Despotique , &l’Empereur est maître absolu de la vie &des biens de ses Sujets, quoiqu’il nepuillepas disposer de son revenu fans le consen-tement du Surintendant de Finances, &des Thresoriers. 11 a une infinité d’Offi-ciers, de tout rang, qui portent le titragénéral de Mandarin. . ..
La Chine est partagée naturellement par D ‘ |f ' ,,on 'le fleuve Kiang, en deux grandes parties,l’une Septentrionale, nommée par les Tar-tares Catha-, & l’autre Méridionale nom-mée par les Tartares Chinois, Mangy, Lapremière contient sept Provinces , en ycomprenant celle de Leaoton , qui est horsde l’enceinte de la. Muraille savoir PékinChanson , Chanfi , Chensi, Soutchouen , Ho-nan , & Leaoton.
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La seconde en contient fteuf : Nanking,Kiainnam , Tchekiang , Kiang fi , fíou-quouati, Tonna », Qucitcheou , Qttanjì, Quart-■ - & Fokien. En tout seize.
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Dans plusieurs Ecrivains vous trouverezles tiotns de quelques-uns de ces Provincesécritsd’une autre maniéré,par exemple,. Kan,