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[Tome troisième - tome quatrième.]
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lintn'ri.

Qralitez.

Pékin jCíjiit.

668 GEOGRAPHIE MODERNE. Part. II. DE L’ASIE.

Xantung, Xansi , Xiemjì&c. au lieu de Chan-tox, Chanjì, Chensi, &c. mais celarevienta la même choie; il n’y a qu’à remarquer8 ue l’ufage de la lettre X est une ortho-graphe Portugaise, pour exprimer le son denotre ch François. J’ai crû qu’il valoirmieux, écrivant en François, suivre l’usa-ge de nôtre Langue.

Article I.

Les Provinces Septentrionales de la Chine.

I. Pékin, OU, Pekeli.

La Province de Pékin est bornée auNord & au Nord-Est par !a Muraille, &à l’Orient par un Loire, qui porte le nomde Cang ; à l’Occîdent elle a la Provincede Chan/i, & au Midi celle de Chanton.

C’est un païsde montagnes, peu fertile,& assez froid. Pendant quatre mois en-tiers les rivières y font tellement gelées,qu’elles portent des charettes chargées defardeaux très-pesans ; cependant on n’ysent pas cés grands froids, qui accompa-gnent les fortes gelées parmi nous. On at-tribué la cause de ces fortes gelées aux ex-halaisons de nitre, dont le pais abonde.On y trouve la pierre de touche, avec quoil’on éprouve l’or & l’argent, & quelquesautres espèces de pierres, estimables parleur rareté. On y trouve aussi un fablesubtil, propre à polir les pierres précieuses& les verres. Le terrain y est plein de ni-tre, qui produit une poussière fort incom-mode. Le pais manque de bois, mais encchange on y a deux montagnes, nomméesKie & siuvu, qui abondent en ouille oucharbon de pierre. On compte neufgran-des villes dans cette Province, lesquellesen ont 150. autres, moins considérablesfous elles.

PEKIN, ou PEKING, !a Capitale dela Province & de tout l’Empire, est unedes plus grandes villes de Vaíjie, & mêmede toute la Terre, aiant &. bonnes lieuesde circuit, y compris ses fauxbourgs. Ony compte deux millions d’habitans, fansles Etrangers, que la Cour y attire tourjours, & qui y f on t une très-grande mul-titude. Ses rues sont presque toutes tiréesau Cordeau , les plus grandes font largesli’eiiviton íïx-vints piez, & longues d’uue

bonne lieue , bordées presque toutes demaisons marchandes, remplies d’étoffes defoie, de porcelaine, & d’autres marchan-dises. Quoiqu’elle soit située dans un lieunaturellement stérile, cependant le grandnombre des Canaux , qui y aboutislent,& le nombre infini des barques, qui y abor-dent de tous les endroits de la Chine, ontrendu cette ville si riche & si abondante,qu elle est devenue le magazin de toutl’Empire. Et c’est ce qui a donné lieu àun Proverbe Chinois, II ne croit rien a Te -hn, & cependant rien n'y manque. Le nomancien de cette ville, étoit ‘Chmtien-fu,mais elle a été appellée Pe-km , ce qui si-gnifie, La Cour duSeptentrion, depuis l’an1404. que l’Empereur 'Taìkuxg y transpor-ta la Cour & le lìege de la Monarchie,pour être plus à portée de repousler lesT art ares. Ceux-ci Pont appellée Cambalu\nom composé de trois mots Cam-pe-Iu ,qui signifient GrandTartare du Septentrion ;& comme ils appellent aussi catbai, la Chi-ne Septentrionale, c’est ce qui a donnélieu à l’erreur de nos Anciens , qui ontcherché, (mais vainement) un Roianmede Cathai, dans la Par tarie , au Nord dela Chine, & une ville nommée Cambalu.Pour revenir à Pékin, elle est fermée dedoubles murailles de pierres de taille, flan-quées de 720. Tours, avec 360. portes.Elle est partagée en ville vieille Sc Villeneu-ve. La vieille n’est habitée que par lesTartares ; la nouvelle par les Chinois, quil’ont bâtie par ordre de leurs Maîtres, de-puis le changement de domination. LePalais du Roi estdans la ville vieille ; c’estun bâtiment, qui a une lieue & demi decircuit , formé d’un triple rang de murail-les, avec des fossez larges & profonds, &des fortifications, où l’on tient toujoursune garnison de dix mille hommes choisisde toute la Nation. II est quarté, deuxfois aussi long que large, bâti de belles pier-res de taille ; le toit est couvert de bellestuiles jaunes, peintes de figures de Lions,de Dragons & d’autres semblables. Toucl’intérieur est grand & magnifique, & pro-portionné à la grandeur de celui qui en estle maître. Dans la ville neuve on voit léCouvent des Jésuites , qui est fort beau,ferme d’une haute muraille de pierre, &

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