Sjtúatioi).
Bornes.
l'etrilisé.
Mosucs»
Rtg*nce.
MeJlnde
Gafic.
Chap. X. LE ZANGUEBAR.
ville. Ils s’y font maintenus jufqu’à Pan1700. que les habitans du pais les en chas-sèrent.
VI. MELíNDE.
Le Roíaume d eMelinde, situé sous le z.& 3. degré de latitude Méridionale, elì ledernier de la côte de Zanguebar , à monterdu Sud au Nord. II aboutit du côté duNord à la côte d ' Ajan, Sc en particulierà la République de Brava, & à l’Occidentil est borné par les Etats du Monoëmughi.
Le païs est arrosé par une branche duZêbce , & produit abondamment du grain,du fruit, Sc des pâturages, où l’on nour-rit de bons troupeaux; tellement q u'on ytrouve en abondance tout ce qui peut ser-vir à feutrée de la vie.
Les habitans ont l'esprit vif & pénétrant,& font grand cas d’eux & de leur Nation.Les hommes íont la plupart nus, à la ré-serve de la tête & de ce qui est au délions.de la ceinture. Ils s'envelopent la têted’une piéce de toile de lin ou de coton : && fur la ceinture ils portent des chemilèt-tes de coton. Mais les femmes s’habillencentièrement &c magnifiquement. Leurshabits font de foie, àc elles portent descolliers & des bralfelets d’or; du moinsles plus riches Celles qui ont médiocre-ment de bien, les portent d’argent. Laplupart fe couvrent le visage d’un voile.
Leur Roi est absolu sur ses Sujets, quoique fous la dépendance des Portugais. SesSujets lui portent un si grand honneur, quelors qu’il fort de son Palais, ils vont enfoule après lui, chantans & pou/íáns descris de joie. 11 sc fait porter par les Prin-cipaux de fa Cour, & les Dames marchentdevant lui dans i’équipage le plus galantdont elles se peuvent aviser ; chantant scslouanges, touchant de petits instrumensde musique, & embaumant l’air avec desvases qu’elles portent, pleins de parfum.Ce Prince est bon ami des Portugais vitavec eux dans une étroite correspondance.
MELINDE, la Capitale du Roiaume,est située dans une belle plaine au bord dela mer, à Pembouchure de la branche Se-ptentrionale du Zébéc „ C’est une bonneville marchande, grande, riche, & bienbâtie; & est remplie de riches Marchands,qui y ont de très-belles maisons bâties à
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la Moresque. II s’y fait un grand com-merce d’or, d’argent, d’étoffes de foie,de cuivre,de vif-argetu, d’yvoire,& d’au-tres marchandises. Tout autour de la vil-le on voit de magnifiques jardins, les plusagréables du Monde. Le Port est très-beau, mais feutrée &l’aproche en eil dan-gereuse, à cause des écueils &des rocherscacher fous Peau, qui font en grande quan-tité dans toute cette rade, tellement qu’ílfaut des pilotes expérimenter pour Condui-re seurement les Vaisseaux. Mais aussic’eû cela même qui fait la force & la tèu-reté de la ville & du pais, du moins ducôté de la Mer.
Les Portugais y ont bâti une Forteresse,qui commande entièrement le port, & ilsont entière liberté de négocier dans la vil-le. On dit même qu’ils y ont bâti 18. à20. Eglises, mais j’ai de la pfcine à le croi-re; d’autant plus que le Roi est Mahomé-tan avec toute fa Cour; & que ses Su-jets font en partie Mahométans & en par-tie Païens.
II. Dans le voisinage des Roîaumes deiles.Monbace & de Meítude , on void fur l’O-cean quelques petites Iles, possédées parde petits Princes, qui prennent le titre deRoi; tellessont les iles de Pâté, deLamo,de Quìlijìe , ou Cbduie , de Pemba , &c.Leurs Princes font tributaires, ou, pourmieux dire, sujets des Portugais.
11s font tous Mahométans avec lents Su-jets. Ils font leur résidence dans les villesCapitales de leurs Iles, qui, comme oupeut juger, ne four pas les plus fortes duMonde.
II y a dans toutes ces Mers, partieuliére-ment aux environs de Mozambique, des hy-dres , ou scrpens d’eau, de 4. à y. piez delong, fort dangereux «Sccarnaciers, & quidévorent les hommes.
CHAP, XI.
Le MONOMOTAPA.
A
près avoir parcouru toutes les côtes d1 p Angle Méridional de ? Afrique , i
t entrer dans l’intérieiirrtn a,
. . .—'"iuuji ne VAfrique ,
faut entrer dans l’intérieurdu païs, &cotisiderertrois grandes Monarchies, qui Poeoupelit, lavoir celles de Monomotapa, cMofio'étnugbi. StdeMacoco.
Fffffa Coîl