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[Tome troisième - tome quatrième.]
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Religion

Sanrages

leurs

Moeurs*

Chap. V. DU CANADA.

Roi Guillaume III. & de la Rein e Marje.On n’y établit d’abord que huit Profeiïeurs,mais dans la fuite, le revenu du tabac s’é-tant conlìderablement augmenté, on y aajouté l'ah 1700. quatre Professeurs,, quiont chacun 120. Livres sterling d’apointe-ment. On y a aussi établi une Imprimeriedans la même année.

POMEJOC, ou TRAGABIGZAN-DA est aussi considérable.

Us y font profession de la Religion Ré-formée, selon la Liturgie Anglicane-, maisles autres Sectes de Protestans Non-Con-formistes, y ont entière liberté de con-science.

Les Sauvages de la Virginie fo rit grands,robustes &-bien faits; A aster bien policez.-Les Loix du Mariage y font allez bien ob-servées, & l’on y voir peu de divorces.Quand il en arrive quelcun, le Père & iaMère partagent entr’eux leurs enfans, &chacun prend ceux qu’il aime le mieux.S’ils ne s’accordent pas fur ce partage se-lon leurs Inclinations, alors ils les parta-gent par égale portion. Ils se nourrillentde la chasse ou de la pêche ; & mangent aussiquelquefois certaines fortes de cigales, quine font pas fort difterentes des sauterelles,dont sc nourrisson Jean Baptiste. Ils neconnoillent pas le sel; mais ils saupoudrentleurs mets de la cendre d’une certaine e-ípèce de bois ou d’herbe, qui leur tient lieude sel. 11 s ne boivent que de Peau : maisau lieu que les autres peuples du Mondecherchent la plus claire & la plus fraîche,eux au contraire préfèrent Peau des étangs,ou celle qui a été échauffée par !c Soleil.

Ils ont fort peu de courage: à st pour-quoi, quand ils font la guerre, ils s’enga-gent rarement dans une action ; toute leuradreste consiste à tâcher.de surprendre leursennemis Aussi .font ils tort vindicatifs,ik cruels quand ils ont le dessus; commec’est rordinaire à ces fortes d’efprits. Quandils vont à la guerre,ils sc peignent lecorpsde difterentes manières, & tachent de íedonner une figure bien hideuse, pour fai-re peur à leurs ennemis.

Avant l’arrivée des Anglais , ces peuplesSauvages ne connoiftoient point Pufagedu fer. Leurs couteaux étoient faits deroseaux ou de coquilles aiguisées; Leurshaches étoient faites de pierres tranchan-

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tes, attachées au manche avec une espècede térébenthine. Quand ils vouloscnt faireun Canot, ou petit bateau, le feu étoit Pín-strunient doQt ils se íervoient pour creu-ser un tronc d'arbre.

Ils n’ont point Pufage de Pécriture ; mais -ils expriment leurs pensées fort industrieu-scment par- des figures hiéroglyphiques,d’oifeaux, de bêtes à 4. piez, ou-d’autreschoses semblables. Ainsi des VoiageursEuropéens ont remarqué dans un de leursbourgs', nommé Bammeomek , un cerclecomposé de óo. ratons; fur l’un deíquelsétoit peint un Cygne nageant, & j et tantdes flammes par le bec. Ces 60. raionsfignifioienr autant d’années; & le Cygneétoit le Symbole de Parrivée des Européens^peuple blanc, venu par mer, & sc servantd’armes à feu.

Ils font gouvernez par plusieurs Chefs 00 LeurSeigneurs, qu’ils appellent Weroans. Ussiouvernewont des villes & des villages depuis cin- m5 " c 'quante jusqu’à cinq cens familles ensem-ble: & cela forme allez souvent un petitRoiaume. Et quelquefois un scul Weroanou Prince possede plusieurs de ces Villes,qu’il a aquifes ou par héritage, ou parconquête. En ce cas, un tel Prince a desVice-Rois, qui commandent dans chacu-ne, de ces villes, & qui font obligez, de luipaier un certain tribut. Ils y exercent fortrigoureusement la Justice. Au reste il nefaut pas juger de la pompe de ces Princes,par celle des Princes de P Europe. Ils n’ontpoint d’autre siège que quelques tapis éten-dus fur la terre.

Ces peuples font Idolâtres, mais il est r-urfort diftìcile de découvrir les mystères deXeUgimi,leur Réligion ,parce que c’est un facrilegeparmi eux, que de manifester ces mystèresà des Etrangers. Ils ont des Templesqu’ils appellent Quioccostin , où ils adorentune Idole, à laquelle chacune de leur Na-tion donne un nom diffèrent; les trois plus

communes font Oxee, Quioccos & KiwasaUn Auteur Natif de la Virginie, qui a é-crit une longue description decepaïs ià'nous aprend qu’aiant fait boire un Indien 'pour tirer de lut son secret furlaRéligiomcet Indien lut avoua; Qu’il croioit un Dieu,bien faisant, qtu habite dans les Cieux, &dont les biens parviennent jufqu’en terre:qu’il est éternel, incompréhensible,posté-

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