Chap. V. DE CANADA,
Situation.
& en partie par îa Baie de Chefapek. Char-les I. Roi à'Angleterre lui donna le nom deMariland Pan 1632. àl’honneur de la Reineson épouse. Sa situation est entre le 37.& le 40. degré de latitude.
Tout y est à peu près fur le même picqu’enT/rg/Wv, tant pour le climat & le ter-roir que par raport aux habitans. On ynégocie particulièrement en tabac, qui yvient en íi grande abondance, que cettefeule marchandise suffit aux habitans pourfe pourvoir de tout ce qui leur manque.
Cette Province est subdivisée en plulieursautres, dont cinq font à l’Est de la Baie deChesapeack. On les appelle les Comte?, deCe cil f de Dorchifter , de Kent, deSommer-set & de Talbot. Les cinqs autres l'ont àl’Ouest de cette Baie, on leur a donné lesnoms à' Arondel, de Baltimore, de Calwert,de Charles & de Marte.
Lesprincipales Villes de tout le paissons,SAINTE MARIE far la rivière deSAINT GEORGE, CALVERTON,HERRIGTON & HARVEY TOWN,
La Baie d eChesapekeii fort considérable,aiant yy.lienës de long, fur 7. ou S.de lar-ge; & 10. ou ra. à fou entrée.
Section III.
La NOUVELLE SUEDE, o* h PEN-SYLVAN1E y la NOUVELLEJERSEY.
On a donné longtems Je Nom de No»,ne Ile Suede à celte étendue de pais qui estentre \e Mariland St la Nouvelle. Tork,paxceque les Suédois, l’avoient découvert, & s’yétoient établis. Mais Charles II. Roi d’An-gleterre supposant que toutes les côtes deP Amérique Septentrionale de'puis le CanadaFrançois, jusqu’à la Floride, dévoient lui ap-partenir ,donna les c6tes.de ce pais-là TanrsiSi. en propriété à son frère, alors Ducd 'Tork, & qui a été ensuite Roi d’Angleter-re. Ce Prince le céda à d’auttes, qui i’ontpris fur les Suédois, & y ont fait des éta-bliíïemeus. Depuis ce changement de Maî-tre , on a aussi changé les Noms; on adonné au pais, qu! est le long des côtes ,le nom de Nouvelle Jersey, & à celui quiest derrière à l’Occident, le nom de Pen-sylvatiie.
J. La Nouvelle Jersey èst séparée de la
Nouvelle York par la rivière AtHxdson. Ellen’a rien de particulier, & l’on y trouve lesmêmes choses que dans la Firgmie.
La Capitale est CHRISTINA, qu’onnommoit auparavant ANDASTOKE'.
On y trouve encore quelques petites vil-les, BERGEN, PERTH, ELISABETH.NEUMARCK, MJDLETON jolie viCle., SCHREWSBURY, FREEHOLD,&c.
Outre les habitans naturels. il s’y trou-ve des Rttropécns de diverses Nations, desAllemands, des Suédois, des Anglais & de*François Réfugiez. II y a des Anglicans , desQuakers & des Anabaptistes. Un hommedemanda un jour à l’un des Propriétaires,s’ií y avoir des A vocats, des Médecins, &des ‘Théologiens dans ce pais là; & l’autreaiant répondu que non; L’Heureux pais,s’ccria le premier ,il mériterait qu on le nom-mât Paradis.
II. La Penfylvanie est à l’Occident, ti-rant au Midi. Elle a reçu son nom duChe\ aìier Guillaume Pen, Angloîs, & ChefdesPrevrioiewt d'Angleterre. Le Roi Char-les II. la lui donna en propriété l’an 1681.&il l’a vendue à la Couronne à' Angleterre,l’an 1712. pour le prix de 20. mille livressterling.
Elle est bordée de deux rivières, Puneappeliée DellaVJare. , & l’autre Sefquaha-nougb: & elle a les Iroquois pour voisins àPOccident.
Guillaume Pen y alla l’an tóSi. & y at-tira deu x mil 1 e aines avec lui, Quakers, Ana-baptistes St autres; & cette Colonie s’ac»crût tellement en peu de tems, que l’an1684. l’on y comptoir 6000. amt-s. _
Ce Chevalier a donné une Relation dece pais-ìà, où il le compare pour la beau-té & la fertilité aux Provinces Méridiona-les de la France, & à ? Italie.
Les Sauvages font très- bien faitsde corps& de visage, & sont allez humains. 11sconnoislent un Dieu & l’immorralité dePatrie. Ils disent qu’tls ont été creez parun Grand Roi, qui demeure vers le Mididans un païs délicieux: & que les amesdesgens de .bien y vont pour revivre après leurmort.
Les principales Places des Anglais dansce païs-là font,
PHILADELPHIE, grande ville,batteP p p p p 2 P*ï