Band 
[Tome troisième - tome quatrième.]
Seite
869
JPEG-Download
 

Rîvicrcs.

Uabitans.

Chap. VI. LA TERRE FERME. 'fríp

landais remirent au Comte Frédéric de Ha-nau , un grand Quartier de pais, nomméCajsmie , aiant 30. lieues de côtes.

Toutes les’côtes font entrecoupées d’u-ne infinité de petites rivières, dont les plusconsidérables font Esqutbe y Berbrce-, Suri-nante , Marony , Cayenne, Viapoco, Arcoa, Cas-fur a &c.

I. Les Hollandais y ont deux Colonies,à l’embouchure des deux rivières de Ber.bice & de Surìname, fous le 12,. degré de la-titude Septentrionale

Celle de Surìname est fort considérable, &fort riche.

z. Les François ont une belle Coloniedans la petite île de Cayenne , située versrembnuehure de la rivière du même nom;à dix degrez de latitude Septentrionale.

Cette Ile de Cayenne a j f. ou 20. lieuesdétour. 11 s’y trouve une herbe,nomméePile, dont la côte fe teille comme le chan-vre; & donne un fil, plus fin & plus fortque la foie. Il y a aussi divers oiseaux defigure rare & merveilleuse, entr’autresun Tnommé Foucan , donc le bec est presqueaussi gros que tout le corps, raie de ban-des noires & blanches.

Les habitans naturels de la Gu'iane fontfort barbares & brutaux, particulièrementceux qui occupent l’interieur du pais. Ilsfont partagez en diverses Nations, dont ilíerott inutile de raporter les Noms. ils fenoirciílent les dents, avec de certaines her-bes, & tiennent pour lâches ceux qui nele font pas. L’avantage réel qu’ilsy trou-vent, c’est qu’ils n’ont jamais mal aux dents.Quoiqu’íls aient abondance de poissons,debêtes,d’oifeaux & dé fruits; ils fe font desragoûts de lézards, de chauve-souris &depoux rôtis, ils font aussi anthropophages .-rnais s’ils mangent de la chair humaine, cen’est pas tant pour le goût qu’ils y trou-vent, que pour le plaisir de fevanger dcleurs ennemis. 11s vivent tous dans unecraíîe ignorance & dans l’idolatrie.

Ceux de î’Ile de Cayenne adorent lesAstres, & craignent beaucoup un Diable»qu’ils appellent Piaye, qui, à ce qu’ils di-sent , vient quelquefois lés batte & les tour-menter. Us ont beaucoup de respect pourles vieillards. Lorsqu’íl meurt quelcund’elir, ils l’cnterrent dans leur Carbet , oulongue case,, faus autre, cérémonie que.ee

s’enyvrer. Mais lorsqu’ils croient à peuprès , qu’il est pourri; ils déterrent les os,les brûlent, & en mettent les cendres dansleur boisson , pour en faire un grand régalavec leurs voisins.

H. x. La NOUVELLE GRENADE.

La Nouvelle Grenade , ou Bogota , est auMidi des Gouvernemens de Carthagéne & ■de S. Marthe , dont elle est séparée par lesmontagnes á'Opon, aiant àl’Orient & auMidi la Guiane, & à l’Occident le pais dePopayan. Elle fut découverte fan 1536.& on l’appella d’abord Bogota , du nomd’un des principaux Caciques , qui fit lepremier alliance avec les Espagnols. Ellea 130. lieues de long, & 30. dans fa plusgrande largeur.

Ce pais-là produit de l’or, des émerau-des, & du cuivre ; avec quelque peu defer.

S. FE' DE BOGOTA la Capitale dupais, est une place peu considérable, si cen’est qu’elle est le Siège d’un Archevêque,du-Gouverneur & du Conseil Souverainde toute la Province de Ferre-^erme.

VELAZ, est une Place passablementforte.

H. xi. POPAYAN.

Le Popayan est à l’Occider.t do précé-dent, & s’étend jufqu’à la mer du Sud.C’est un beau & bon pais; dont la moitiéOccidentale & Méridionale dépend del’Audience de Quito-, & ì’autre moitié estde la Province de Ferreferme.

POPAYAN, la ville Capitale, quidonne le nom au pais, est située fur la ri-vière de S. Marthe : Elle est le Sicge d’unEvêque suffragant de S. Fe' de Bogota.

S. FF.' DÉ ANTEQUERA est unejolie ville.

CHAP. VII.Le PEROU.

L e Perou , est situé au Midi du Popayan ,& s’étend duNord au Sud 1e long descôtes de la Mer du Sud.

Selon quelques-uns son nom lui vientd’une rivière qui passe au travers , «selon d’autres , il n’est que la P r "

Rrr rr r ctl0tl