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Chat. VIIÏ. LE PEROU.
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ga . ces anciens Rois du Pérou avoienttrès bien policé leurRoiaume, & y avoientfait des Loixadmirables, qui ne Je cedenten rien à celles des plus Sages Législateursde l’Antiquité Païenne.
_Quant aux babitans d’auj.ourd’hui, il ya trois sortes dans le Pérou ; les Espagnolsvenus &’Espagne-, les-Espagnols nez dans lepais, auxquels on donne le nom de Créo-les ; & les originaires , Péruviens , qu’onnomme vulgairement Indiens , outre lesesclaves Negres. 11 n’est pas nécessaire deparler ici des prémiers.
Les Créoles font fiers, vains , orgueil-leux, fainéans, ne travaillant point. Ilsfont tout faire aux Indiens & aux Negresesclaves. Ils font fort débauchez pour lesfemmes, pacifiques , aimant la paix & Jerepos; & cependant ils peuvent supporterla fatigue de longs voiages de 4, à yoo.lieues par des lieux déserts & rudes monta-gnes, où l’on ne trouve rien. Ils ont deTesprit, &de la disposition pour les Scien-ces; ils sont rusez, & adroits dans le com-merce ; ils haïssent les Espagnols naturels,ou Européens , & font haïs à leur tour parles Indiens qui souffrent beaucoup de ladureté de leur domination.
Le Concubinage est général dans le Pé-rou, autant & plus que le mariage, & par-mi les Ecclésiastiques, auflî bien que lesLaïques, selon le témoignage de M. Fre-zder Auteur bon Catholique. Les fem-mes y ont naturellement le teint beau, maiselles se fardent beaucoup & font fort dégoû-tantes, par les cautères qui font fort com-muns parmi elles.
Les Indiens naturels font yvrognes &adonnez aux femmes; poltrons & fanscœur, fans avarice L fans ambition : maisaussi dissimulez & malins, ignora n s A su-perstitieux , aiant encore l’idolatrie & leCulte du Soleil dans le cœur, fauted’instru-ctiomllsontde l’eipritpour les Arts,& fontidoines à imiter habilement cequ’íls voient.Au reste il ne faut pas oublier ici une re-marque curieuse de M. Frczier * ; c’estqu’on voìd encore à Lima une famille dela race des Tncas , anciens Rois du Perou-,dont le Chef, nommé simpuero, est traitede Cousin par le Roi d’ Espagne.
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Les Créoles font un grand usage de M«uœ>l’herbe de Paragoy , qui leur sert de thé.
11 en sort tous les ans pour le Perou yo.mille aroves,\ ou izyoo. quintaux. Cet-te herbe est portée àSanta Fé par charettes,
& par la rivière de la Plata , & de S. Fe,par des charettes qui portent 150. aroves pe-lant, jusqu ’à'Jujuï, ou Xuxui , fie son enest le même) dernière ville du Tucuman-,
& de là on la transporteur des mules) u f-qu’au Poîoji , qui est encore à 100. lieuesde là. . , „ .
On peut juger, fansqu’il soit neceslaire Religion,d’en avertir d’avantage, que les Espagnols ,y ont introduit leur Religion. Celle desanciens habitansétoit touteldolatre: Cha-que Quartier du païs avoir ses Idoles par-ticulières, mais les Rois, qui avoient faitaccroire à leurs peuples, qu’ils étoient is-sus du Soleil, avoient ordonné à tous leursSujets , d’adorer cet Astre , comme leDieu Souverain , fous le nom de Mocia.
Dans toutes les villes on voioit des Tem-ples magnifiques , ornez de lames & depierreries.
Le Perou est partagé en trois Gouverne-mens, nommez Audiences ;
L’un au Nord, nommé Quito.
L’autre au Milieu, Lima, ou ,Los Reyes.
Le troisième auMidi, Los Charcas ,
§. r. QUITO.
L’Audience de Quito, s’étend aux deuxcotez de l’Equateur. Elle est subdiviséeen trois petites Provinces Quito, qui rem-plit toute la partie d’Occident ; Quixos &Papamores , qui remplislent la partie d’O-rient.
1. QUITO la Capitale, qui est presquefous la Ligne, est une grande & belle vil.le, avtc un Siégéd’Evêque, une Univer-sité, & une Audience Roiale.
z. La Province de Quixos a les Placessuivantes,
ARCHIDONA , AVILA . SEVIL-LA DEL ORO, & BAEçA.
3. La Province de Paçamores est richeen or, & un beau païs. On y voidLOYOLA . YALLADOLID, ou ,S. JUAN DE SALINAS , qui sont depetites Places peu importantes.
§. u-
Quito
Capte»
t Arovc est le poids de ìj. línw.