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Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain / ouvrage posthume de Condorcet
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mais une cleftine'e fatale les entraînait dans lepre'cipice et devait avec eux y entraîner une par-tie de la France : ils ne furent ou ne voulurentjamais soccuper des moyens davoir une majo-rité confiante. Il eût fallu ménager ou carefferles amours propres, excufer ou diriger le pa-triotique exagéré des nouveaux députés; ils nen firent rien. Les autres, au contraire, leur fê-laient des avances et leur perfuadaient aifémentque leurs calomnies ne'taient que des medilances.

On était convenu que labolition de la roi-iaute' et les bafes daprès lesquelles un comitérédigerait un projet de confdtution, feraientfoumifes à une difculfion folemnelle; Condor-cet et plut leurs autres avaient écrits des difcours.Collot dHerbcis, perfuadé quils pouvaient dé-truire une partie des préventions que lui et lesTiens avaient infpire'es et voulaient infpirer, fitdécréter denthoufiafme labolition de la royau-; et dès-lors ils purent entacher de royalifmedes hommes qui avaient voulu difcuter et qui,pendant laflemblée législative, en fefant tout