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mens durables, doux ou pénibles; d’éprouver cessentimens à la vue ou au souvenir des plaisirs ou desdouleurs des autres êtres sensibles. Enfin, de cettefaculté unie à celle de former et de combiner desidées, naissent, entre lui et ses semblables, des rela-tions d’intérêt et de devoir, auxquelles la naturemême a voulu attacher la portion la plus précieusede 'notre bonheur et les plus douloureux de «osmaux.
Si l’on se borne à observer, à connoxtre les faitsgénéraux et les lois constantes que pressente le déve-loppement de ces facultés, dans ce qu’il a de com-mun aux divers individus de l’espèce humaine, cettescience porte le nom de métaphysique.
Mais si l'on considère ce même développementdans ses résultats, relativement à la masse des indivi-dus qui co-existent dans le même temps sur un espacedonne', et si on le suit de générations en générations,il prefente alors le tableau des progrès de l’esprit hu-main. Ce progrès est soumis aux mêmes lois gene-rales qui s’observent dans le développement indivi-duel de nos facultés, puisqu’il est le résultat de cedéveloppement, considéré en même-temps dans ungrand nombre d’individus réunis en société. Maisle résultat que chaque instant présente, dépend decelui qu’offroient les in flans précédens, et indue surcelui des temps qui doivent suivre.