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Les peuplades qui auroient pour origine la réu-nion de plusieurs familles séparées, ont dû se for-mer plus tard et plus rarement, puisque la re'uniondépend alors et de motifs moins pressans et de lacombinaison d’un plus grand nombre de circon-stances.
L’art de fabriquer des armes, de donner unepréparation aux alimens, de se procurer les usten-siles nécessaires pour cette préparation, celui de con-server ces mêmes alimens pendant quelque temps,d’en faire des provisions pour les saisons ou il etoitimpossible de s’en procurer de nouveaux, ces arts,consacrés aux plus simples besoins, furent le premierfruit d’une réunion prolongée, et le premier caractèrequi distingua la société' humaine de celle que formentplusieurs espèces d’animaux.
Dans quelques unes de ces peuplades, les fem-mes cultivent autour des cabanes quelques plantesqui servent à la nourriture, et qui suppléent au pro-duit de la chasse ou de la peche. Dans d’autres, for-mées aux lieux où la terre offre spontanément unenourriture végétale, le soin de la chercher et de larecueillir occupe une partie du temps des sauvages.Dans ces dernières, où l’utilité de rester unisse faitmoins sentir, on a pu observer la civilisation réduitepresqu’à une simple société de famille. Cependanton a trouvé par tout l’usage d’une langue articulée.
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