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La marche de ces peuples serait plus prompte etplus suie que la nôtre, parce qu’ils recevraient denous ce que nous avons été obligés de découvrir, etque pour connoitre ces vérités simples, ces me'hodescertaines auxquelles nous ne sommes parvenus qu’ap ès de longues erreurs, il leur suffirait d’en avoirpu sai.-ir les de'veloppemens et les preuves dans nosdiscours et dans nos livres. Si le< progrès des Grecsont e'té’ perdus pour les autres nations, c’est le défautde communication entre les peuples*, c’est la domi-nation tyrannique de Romains qu’il en faut accuser.Mais quand de*' besoins mu uels ayant rapproche' tousles hommes, les nations les plus puissantes auiontplace' l’egalite entre les sociétés comme entre les indi-vidus; le respect pour l’indépendance des états foi-bles, comme l’humanité pour l’ignorance et la mi-sère, au rang de leurs principes politiques; quand àdes maximes qui tendent à comprimer le ressort desfacultés humaines, auront succe'dé celles qui en favo-risent l’action et l’énergie, serait-il alors permis deredouter encore qu’il reste sur le globe des espacesinaccessibles à la lumière, ou que l’orgueil du despo-tisme puisse opposer à la vérité des barrièies long-temps insurmontables?
Il arrivera donc, ce moment, où le soleil n’e-clairera plus, sur la terre, que des hommes litres,et ne reconnoissant d’autre marre que leur raison;où les tyrans et les esclaves, les prêtres et leurs stu-
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