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pare que les effets dans les relations des hommes en-tre eux, dans ce qui interesse leur indépendance etleur bonheur.
Ces diverses causes d’égalité n’agissent pointd’une manière isolée; elles s’unissent, se pe'nètrent,se soutiennent mutuellement, et de leurs effets com-bines résulte une action plus forte, plus sûre, plusconstante. Si l’instruction est plus égale, il en naîtune plus grande égalité' dans l’industrie, et dès-lorsdans les fortunes; et l’égalité des fortunes contribuenécessairement à celle de l’instruction, tandis que l’é-galire' entre les peuples, comme celle qui s’établitpour chacun, ont encore l’une sur l’autre une in-fluence mutuelle.
Enfin, l’instruction bien dirigée corrige l’iné-galité naturelle des facultés, au lieu de la fortifier,comme les bonnes lois remédient à l’inégalité natu-re lied es moyens de subsistance; comme dans les so-ciétés ou les institutions auront amené cette égalité,la libetté, quoique soumise à une constitution régu-lière, sera plus étendue, plus entière que dans l’in-dépendance de la vie sauvage. Alors, l’art social arempli son but, celui d’assurer et d’étendre pour tousla jouissance des droits communs, auxquels ils sontappelés par la nature.
Les avantages réels, qui doivent résulter desprogrès dont on vient de montrer une espérance pres-que certaine, ne peuvent avoir de terme que celui
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