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gie, la météorologie doivent en attendre; enfin,quelle énorme disproportion existe pour ses sciences,entre la foiblesse des moyens qui, cependant, nousont conduit à tant de vérités utiles, importantes, etla grandeur de ceux que l’homme pourroit alors em-ployer.
Nous exposerons combien, dans les sciencesmêmes où les découvertes sont le prix de la seuleméditation, l’avantage d’être cultivées par un plusgrand nombre d’hommes, peut encore contribuer àleurs progrès, par ces perfectionncmens de détail quin’exigent point cette force de tête nécessaire aux in-venteurs, et qui se présentent d’eux-mêmes à la sim-ple réilexion.
Si nous passons aux arts dont la théorie dépend-de ces mêmes sciences, nous verrons que les progrèsqui doivent suivre ceux de cette théorie, ne doiventpas avoir d’autres limites; que les procédés des artssont susceptibles du même perfectionnement, desmêmes simplifications que les méthodes scientifiques;que les instrumens, que les machines, les métiersajouteront de plus en plus à la force, à l’adresse deshommes, augmenteront à la fois la perfection et laprécision des produits, en diminuant, et le temps etle travail nécessaires pour les obtenir; alors disparoî-tront les obstacles qu’opposent encore à ces mêmesprogrès et les accidens qu’on apprendroit à prévoir,