( 384 )
que ces productions, vraiment dignes d’être eonser.vées, se multiplieront, deviendront plus parfaites,chaque génération exercera sa curiosité', son admira-tion, sur celles qui me'ritent la pre'fe'rence ; tandisqu’insensiblement les autres tomberont dans l’oubli;et ces jouissances, dues à ces beaute's plus simples,plus frappantes qui ont érésaisies les premières, n’enexisteront pas moins pour les générations nouvelles,quand elles ne devroient les trouver que dans desproductions plus modernes.
Les progrès des sciences assurent les progrès del’art d’instruire, qui eux-mêmes accélèrent ensuiteceux des sciences ; et cette influence réciproque, dontl’action se renouvelle sans cesse, doit être placée aunombre des causes les plus actives, les plus puissan-tes du perfectionnement de l’espèce humaine. Au-jourd’hui, un jeune homme, au sortir de nos écoles,sait en mathématiques, au-delà de ce que Newtonavoit appris par de profondes études, ou découvertpar son génie; fl sait manier l’instrument du calculavec une facilité alors inconnue. La même obser-vation peut s’appliquer à toutes, les sciences, cepen-dant avec quelque inégalité!. A mesure que chacuned’elles s’agrandit, les moyens de resserrer dans unplus petit espace, les preuves d’un plus grand nom-bre de vérités, et d’en faciliter l’intelligence, se per-fectionneront également. Ainsi, non - seulement,