( »S9 )
un peu humiliante de reconnoître combien peu nousavons d’idées précises, de notions bien déterminées,bien convenues entre les esprits.
Nous indiquerons comment, se perfectionnantsans cesse, acquérant chaque jour plus d’étendue,elle serviroit à porter sur tous les objets qu’embrassel’intelligence humaine, une rigueur, une précisionqui rendrait la connoissance de la vérité' facile, et'l’erreur presque impossible. Alors la marche dechaque science aurait la sûreté de celle des mathéma-tiques, et les propositions qui en forment le système,toute la certitude géométrique, c’est-à-dire toutecelle que permettent la nature de leur objet et de leurméthode.
Toutes ces causes du perfectionnement de l’es-pèce humaine, tous ces moyens qui l’assurent, doi-vent, par leur nature, exercer une action toujoursactive, et acquérir une étendue toujours croissante.
Nous en avons exposé les preuves, qui, dansl’ouvrage même, recevront par leur développement,une force plus grande; nous pourrions donc con-clure déjà, que la perfectibilité de l’homme est in-définie; et cependant, jusqu’ici, nous ne lui avonssupposé que les mêmes facul es naturelles, la mêmeorganisation. Quelles seraient donc la certitude,l’étendue de ses espe'rances, si l’on pouvoit croire
T