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Tome premier.
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CONTINUATION DE lÉPI DU LOLIUM,

Si lon coupait le rachis à larticulation (no) qui supporle lalocuste supérieure, la locuste inférieure, ainsi isolée, auraitlair de posséder deux gluines. Mais la nature naurait-clle paspu arrêter le développement de lépi, nous venons de leretrancher nous-mêmes, et changer ainsi tous les caractèresgénériques assignés par les auteurs, sans rien ajouter de nou-veau au type? Oui, et cest ce que la nature a été forcée de faire,pour ne pas continuer à linfini le développement de lépi desLolium. Dès que la végétation de lindividu sest arrêtée,Je rachis est devenu une glume absolument semblable à lagliune véritable, et, dans ce cas, la locuste terminale de lépia possédé deux glumes, quand toutes les locustes inférieures sontinvariablement uniglumées. Procédons par lopération inverse,et examinons comment la nature sy serait prise , pour conti-nuer lépi; et nous aurons pour formule que l'une de cesdeux glumes aurait produit une locuste à son sommet, etserait devenue rachis ; il faudrait avoir recours à une nouvelleloi dorganisation , pour expliquer le phénomène dune autremanière.

dette démonstration devient, pour ainsi dire, pittoresque,lorsquon la poursuit sur une touffe dépis appartenant aumême individu, et qui tous comptent un nombre différentde locustes sur leur rachis ; en sorte que la locuste terminaleet biglumée de lun correspond à la locuste sixième et uni-glumée de celui-ci, à la locuste septième et uniglumée decelui-, et ainsi de suite.

287. Mais ce qui arrive à lune des glumes de la locusteterminale pourrait évidemment arriver aux deux; dans cecas, chaque glume deviendrait rachis à la fois, et, au lieudêtre simple et linéaire, lépi du Lolium deviendrait bifurqué.Or, cest le cas le plus commun des déviations de cetteplante; on en rencontre des moissons entières dans nos champsde liay-grass; on y trouve des individus sur lesquels ces bi-furcations sont très nombreuses; et dans laisselle de chaquebifurcation se voit la locuste, qui, chez les épis simples, est