GENRES BASÉS STR DES ACC1DENS.
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du génie qui préside à ces transformations, que, et nous ne crai-gnons pas d’exagérer la pensée, quatre pieds de terrain au-raient fourni le type de vingt genres différens au classificateur,si ces échantillons nous étaient arrivés d’un voyage autour dumonde ; et plus d’un genre exotique a été fondé sur des ca-ractères aussi illusoires.
Le Xerocldoa de R. Brown (*), et tous les genres qu’avaitcréés aux dépens des Nastus l’auteur chargé de la partie bo-tanique du voyage de Ilumboldt, rentrent dans la catégoriede ces mystifications de la nature.
290. Quoi qu’il en soit, il sera démontré, à quiconque voudrase donner la peine de vérifier ces faits sur la nature, et mêmequi se contentera de jeter un coup d’œil sur nos planches , ilsera démontré , dis-je, que toute nervure longitudinale d’unepartie de graminée est susceptible de se développer au dehorsde la substance, au lieu de grandir dans la substance elle-même, et qu’à la laveur de cette déviation, chaque nervureest susceptible de se montrer au dehors, soit sous forme d’a-rête, si elle reste stérile, soit sous forme de pédoncule, si elledevient féconde ; et par la raison contraire, toutes les fois que,de la base d’une paillette parinerviée, on verra partir soit unearête, soit un pédoncule, il sera permis de considérer cellepaillette et ce pédoncule comme provenant d’un même or-gane, comme remontant à la même origine, comme apparte-nant enfin à la même articulation. Si enfin, par la pensée, onveut réunir ce que la déviation a séparé, et restituer, pourainsi dire, les organes, on ne verra plus, dans la paillette pari-nerviée , que l’analogue de la paillette inférieure impariner-viée.
291. 1 er corollaire. Ainsi les genres Oryza , Cinna, Zoysia,Asprella, etc., qui sont uniflores par leur type, auraientchangé de type, et auraient acquis deux ou plusieurs fleurs,
1*) Voyez l’analyse que nous en avons publiée, Annal, des Sc. natu-relles, t. V, pl. Ç).