COTYLÉDON' DES GRAMINÉES A5AL0GUE DU CHAUME. 155
les caractères d’une simple arête (285); pédoncule, tige, arête,ou paillette , dont la partie vasculaire , dont la nervure centraleon médiane, s'insère entre les deux nervures de la feuilleparinerviée. Eli bien ! cet organe dévié , celte nervure mé-diane dédoublée pour ainsi dire, se retrouve, avec ses carac-tères essentiels de structure, 5 la place où l’indique l’analogie,dans l’organe (cy) qu’on a désigné sous le nom de cotylédon..Afin de mettre la structure et l’insertion de ce cotylédon enévidence, on doit faire l’observation sur un grain d’avoinedans un état afsez avancé de germination ; car alors les en-veloppes du périsperine qui est en bouillie, cèdent plusaisément au scalpel, et il est facile de sortir l’embryon enentier, et isolé de tout ce qui serait dans le cas de soustraireh la vue ses rapports de position. La fig. 2, pl. 15, le repré-sente 5 cette époque, conservant encore, à la base, quelquesdébris des enveloppes de la graine , pour orienter 1 observation.Le, cotylédon ( cy) est évidemment traversé longitudinalementpar une grosse nervure médiane, qui correspond à la partiemédiane de la feuille parinerviée (ni). A sa base, on remar-que une espèce de voûte ; c’est là que se logeait la plumuleavant d’avoir pris son essor dans les airs.
365. En poussant plus loin la dissection, on a le moyen dese convaincre, que la nervure médiane du cotylédon et les deuxnervures de la feuille parinerviée appartiennent au même sys-tème d’organes, et que primitivement ils avaient la mêmeorigine ; on doit se servir, à ce sujet, de l’embryon de maïs ,dont le calibre rend la dissection plus facile et l'observationplus distincte. Or si l’on pratique sur cet embryon des coupestransversales, en procédant de la base au sommet, on arriveraà une tranche (pl. 16, fig. 10), sur laquelle les traces des troisnervures, de la nervure médiane («), et des deux nervureslatérales (p,3), se montrent plongées dans le tissu du cotylé-don , et la plumule n’est encore isolée que par sa face anté-rieure , qui commence déjà à se dessiner par une découpureen croissant ( y ).