ÉCAILLES DES GRAMINEES AXALOfltES DES PÉTALES. 173
viation sur une fleur de Callka paluslrts { pl. 14, fig. 5).De l’aisselle d’un pétale semblable b ses congénères de lamême fleur, s’élevait un beau boulon de fleur.
402. En conséquence, le pétale, qui est un premierpassage h l’étamine, n’est qu’une transformation du sépale,qui, à son tour, n’est qu'une transformation du follicule,qui, à son tour, n’est qu’une transformation de la feuillecaulinaire et radicale.
403. 4° les écaillés, squamœ, des graminées (pl. lo,fig. 8), sont l’équivalent des pétales, ils forment la corolle desfleurs de celte famille.
Ces écailles, qui, en général, sont au nombre de deux, setrouvent ainsi au nombre de trois, et forment alors unecorolle tripétale, autour des organes sexuels ( Naslus) (*).
Chez d’autres fleurs de cette famille, elles forment un anneauhpcine fendu d'un côté, et entourant, à la base, les organessexuels, comme un nectaire (Melica ).
A l’état frais, la substance des écailles rappelle tout-à-faitl’aspect des pétales à l’état frais. Elles renferment du sucrecomme les pétales; enfin, il suffit de les voir, pour en recon-naître l'analogie. La dessiccation, en les dépouillant de leurssucs, met à nu la structure de leur réseau, qui ne trahitcertes pas non plus cette similitude.
404. De même que l’on voit ces écailles passer à l’étatd’étamines, de même on les voit passer à l’état de foliolescomplets. Les écailles du maïs sont de la classe de celles quenous avons appelées impressionnées (**), c’est-à-dire, qui, aulieu d’être membraneuses et pétaloïdes, sont marquées à leursommet d’impressions, dans lesquelles étaient nichées, par leurbase, les étamines encore jeunes, alors que les filamensn’étaient pas encore développés.
Eh bien, pourtant, chez certains individus cultivés de
(*) yinnal. des Sc. IS'atur., tom. 5 , pl. 8,Gg. î.
(**) Ibid. tom. 4. Class. des graminées, pl. 20, Gg. n u.