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PLUMUI.E iUDlCVI.AIBr. , rLf.îCI.E CAt'LIN AIKE.
passe celle expression , elle rend si bien l’idée) du pôle surlequel elle a pris naissance ; le pôle obscur donne lieu h desorganes qui plongent dans l’obscurité ; le pôle éclairé, à desorganes qui s’élancent vers la lumière; celui-ci engendre desrameaux, celui-là des radicelles; les rameaux arrivent, en sedéveloppant, à la dénomination de branches; les radicelles,en se développant à leur tour dans le sein de la terre, ar-rivent à la dénomination de racines proprement dites.
808. La plante se ramifie, par le même mécanisme, à sesdeux bouts.
809. La plante a sa plumule souterraine, comme sa plu-mule aérienne ; sous le rapport de la forme, de la consistanceet de l’élaboration, ces deux plumules diffèrent entre ellesen raison du milieu qu’elles habitent; faute de lumière, l’uneest privée de matière verte ; en élaborant la lumière, l’aulredonne lieu à des produits herbacés; mais chaque racine pro-prement dite, de même que chaque rameau , commence parêtre une simple glande, une simple cellule élaborante, unsimple tubercule clos de toutes parts : bourgeon caulinairevers le sommet de la tigelle, et bourgeon radiculaire verssa base. Le mode d’éclosion de ces deux organes de nomcontraire diffère, en raison de la consistance que leur com-munique l’influence du milieu dans lequel ils sont appelés àvégéter ; le bourgeon caulinaire rompt son enveloppe ova-rienne en deux ou plusieurs valves foliacées, d’une granderégularité ; le bourgeon radiculaire déchire la sienne irrégu-lièrement; une portion reste à sa base, en forme de collerette(349), et, dans certaines racines pivotantes, en deux lambeauxopposés appliqués sur la surface de la racine ; l’autre portionest emportée par l’extrémité, en lambeaux plus ou moins ir-réguliers.
810. Cette division est d’autant plus régulière, que le milieudans lequel végète la racine est moins soustrait aux rayonslumineux; aussi la racine du Lemna (pl. 15, fig. 10 et pl. 21,fig. 8) emporte-t-elle son enveloppe (<*) , sous forme d’une