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APPAREIL STAM1NIFÈRE DES ASCLÉPIADÉES.
jaunes, aplaties, déhiscentes, descendent plus bas que les dixautres ((3) qui sont violettes, cl sans autres formes (pic cellesde tout autant de bosselures. Avec ces quinze élémens, rienn’est plus facile que de se représenter cinq étamines compo-sées d’un organe médian, c’est-à-dire d’un connectif, et dedeux theca marginaux. Mais ce qui embarrasse l’esprit de l’ob-servateur au premier abord, c’est que la déhiscence a lieupar la saillie (a), ce qui indiquerait, dans cet organe, l’ana-logue du theca; et cependant, non seulement celle hypo-thèse ne s’accorderait plus avec le calcul, mais encore le corpspollinifèrc qui est lormé de deux masses (pl. 44, fig. 4) dansles Asclépiadées, en loge une dans le sein de la bosselureviolette (p) , et l'autre dans la bosselure placée du côté op-posé de l'organe déhiscent (<*); on est donc forcé d'admettrequela saiilie aplatie (ot) occupe la place du connectif de l'an-thère , et que les deux bosselures (P) en sont les theca. Laseule anomalie que présente cette hypothèse, c’est que la dé-hiscence de l’étamine a lieu par le connectif, au lieu de sefaire par les deux theca, anomalie de peu d’importance, puis-qu’elle ne réside que sur un mode de déchirement. Au reste,cette explication va être confirmée par la structure des plantesqui se rapprochent le plus du genre Asciepias, et par celledes Asclépiadées mêmes. En effet, l'insertion des staminules(si fig. !), pl. 43) se fait enlre les deux bosselures violettes;la loi d’alternance des vcrlicilles indique donc que là setrouve réellement la ligne de démarcation des deux étaminescontiguës; et si l’on observe l’insertion des quatre autres sla-miuules autour de cet appareil staminifère, on voit qu’ils sonttous séparés entre eux par l’espace qui comprend une saillie(o) et deux bosselures (p). En examinant le sommet de cet ap-pareilsur la fleur de l ’Asclcpias mcxicana (pl. 44, fig. 3 sin),on le trouve divisé en cinq dents convergentes vers le centre;si l’on continue vers le bas de la fleur la ligne que trace cha-que côté de ces dents, on divise le cvlindre en cinq faces,dont chacune comprend deux bosselures (p) séparées par une