STRUCT. PISTILLAIRE DES ÉTAMINES CHEZ d’aETRES FRUITS. 571
de loges uniorulées, comme l'appareil staminifère est à dixrangées d’étamines à anthères sessiles dans le principe ; etc’est dans le principe que se manifestent les analogies des or-ganes.
1185. Mais les Malvacées ne sont pas la seule famille chezlaquelle l’appareil staminifère affecte cette structure d’organeenveloppant ou calicinal envers le pistil, et d’organe pistil-laire par rapport au calice. Si l’on veut se donner la peined’étudier les fleurs péliolaires ( 10S i), dans l’âge le moinsavancé de la préfloraison, on rencontrera à chaque pas desanalogies encore plus piquantes peut-être; même chez lesfleurs où les anthères, au lieu d’être postérieures et simples,appendices, sont antérieures (146,5°) et dirigées en dedans-de la fleur. Ainsi, les quatre étamines de l’Orobanche ont lesfilamens isolés, qui samhlcnt porter chacun une anthère h deuxloges écartées, et terminées par une pilosité basilaire; dans l’âgele plus jeune, on trouve ces anthères h peu près sessiles, lepetit poil implanté dans le tissu, ou plutôt se continuantavec lui ; elles sont toutes les quatre soudées côte h côte, etforment une corolle de huit lobes, que le pistil écarte ausommet, et qui long-temps même après que leurs filamensse sont isolés, restent encore soudés ensemble. Ainsi les deuxanthères du Lilas, à la même époque, forment le fond de lacorolle, et représentent d’avance les deux loges du pistil; ellessont soudées entre elles, et c’est le stigmate qui les sépare ense glissant entre leurs deux parois. L’appareil staminifère desCucurbitacécs (pi. 48, fig. 6, 10) conserve son analogie htoutes les époques ; car, h nulle époque, le pistil ne vient leremplacer chez ces sortes de fleurs; les cinq anthères restentadhérentes par leur face interne, par leur connectif; elles sedessinent au-dehors avec les mêmes côtes qui caractérisentcertains fruits de cette famille; et rien ne manque ici h l’ana-logie; car le sommet de ce corps staminifère porte un organestigmatique (sg) aussi bien organisé que chez certains pistils.Or, les appareils staminifères des fleurs de toute autre iamille