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o-er rOrp-ane comme il demandoit à letrc. Actuelle-
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ment l’Oeil gauche, qui écoit le meilleur, est presquefans fonction : l’Oeil droit lui permet encore de dis-tinguer les Objets qui font à fa portée. -Mais ; cequ’il est très important de remarquer ; c’est que ceVieillard ne prend point, comme les Viíionaires, fesVisions pour des réalités : il fçait juger sainement detoutes ces apparitions, & redresser toujours ses pré-miers jugemens. Ces Visions ne font pour lui quece quelles font en effet, & fa Raison s’en amuse. IIignore d’un moment àl’autre quelle Vision s offriraà lui : Son Cerveau est un Théâtre dont les Machi-nes exécutent des Scènes , qui surprennent d’autantplus le Spectateur qu’il ne les a point prévues.
Si c étoit ici le lieu d’analyfer tous les Faits queprésente cet étrange Phénomène, je montrerais qu’ifs’expìique heureusement par les Principes que j aitâché à établir dans le Cours de cet Ouvrage, &qu’il les confirme. II n’est pas difficile d imaginerdes Causes Physiques qui ébranlent asièz fortementdifférons Faisceaux de Fibres sensibles, pour représen-ter à f Ame limage de divers Objets, avec autant devivacité que si les Objets eux-mémes agiíîoicnt furces Faisceaux. Et si les Fibres qui servent à la Ré-flexion ne sont point alors intéressées , si elles fontdans leur état naturel, f Ame ne confondra point lesVisions avec la réalité. Ces Fibres ébranlées aussi-tôt par celles qui seront le Siège des Visions, retra-ceront