de la Suisse. 12s
des Hclvétiem & des Cimbres.
devant eux , & que celle d’Aquiiius n’osait s’enapprocher. Etait-ce le moment, pour des peu-ples remplis de fierté & de mépris pour les Ro-mains, ce dont Plutarque convient à chaquepage, de prendre le ton de supplians ? Et le défide Boyorix à Marius , tiré de ces deux auteurs,indique t-il de pareilles dispositions ?
En second lieu, ces généraux demandent lamême grâce pour les Teutons , les Ambrons &les Ingénions. Marius, Catulus & Sylla leurrépliquant par de grands éclats de rire, répon-dirent qu’ils voulaient leur montrer leurs freres& leurs alliés , & firent amener en leur présenceles princes Teutons chargés de chaînes. Et pourdonner du moins quelque apparence à ce conte,semblable à ceux des Mille & une Nuits ; Plutar-que en ajoute un autre digne du premier, queces princes avaient été pris par les Séquaniens,en s’en fuyant au travers des Alpes ; tandis qu’ilest très-avéré , que les Séquaniens n’habiterentjamais aux pieds des Alpes, dont les passagesétaient impraticables dans cette saison , & que lesRomains ne confondirent jamais avec la chaînedu mont Jura, qui séparait íe pays des Séqua-niens de l’Helvétie , & particulièrement de latribu des Ambrons j que ces deux peuples étaient
An de Rome
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Avant J. C.
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