Service de France. Z8Z
Section XIII. Henri IV.ces horreurs, & traite notre Nation, de.
Barbares , dont la guerre est l’unique métier ,
Et qui vendent leur sang, à qui veut le payer.
Si, au lieu de se livrer à un sarcasme si in-décent, ce fameux poëte avait pris la peine deconsulter le célébré & véridique de Thou,d’Avila, le Grain, & les mémoires t!e Sully,il n’aurait sûrement pas hésité à désavouer & àeffacer de cet admirable poème, cette apostro-phe destituée de toute vérité. Le lecteur impar-tial , frappé des preuves incontestables de ratta-chement désintéressé , qu’une partie des républi-ques Suisses donna à Henri III, & à son succes-seur, sur-tout depuis iy88, n’ajoutera aucunefoi à cette imputation odieuse; d’autant plusqu’il pourra se convaincre parles lettres ori-ginales d’Henri IV, aussi bien que par cellesde MM. de Sancy & de Siliery, insérées dansle cinquième & sixième volume de.Phistoire mili-taire des Suisses , de Mr. le baron de Zurlauben,que la couronne de France, se trouvait redeva-ble de plus d’un million d’écus, aux cantonsde Zurich, de Berne, de Bâle & de Soleure.Dans les mêmes lettres, Henri IV convient de-voir des sommes considérables, aux colonels *