PRÉFACE. xvij
écrits périodiques les plus íènsés, Sc dans les com-pagnies les plus cultivées.
Les comètes surent íìir-tout, comme on le sait,un de ces grands objets de terreur que sAstronomiea enfin dissipés , même parmi le peuple. On est fâ-ché de trouver encore des préjugés aussi étranges,non-seulement dans Homere ( IliacL . IV. 75) , maisdans le plus beau poërne du dernier siècle, où ellespeuvent éterniser la honte de nos erreurs :
Quai con le chiome sanguinose orrendeSplender Cometa íuol per l’aria adusta,
Che i regni muta e i feri morbi adduce ,
E ai purpurei tiranni infausta luce. Jerus. Lib. VII. sr.
Les charmes de la poésie sont actuellement em- /
ployés d’une maniéré bien plus philosophique & plusutile ; témoin ce beau pastàge de M. de Voltaire ausujet des comètes, dans ion épître à Madame lamarquise du Châtelet :
Comètes que l’on craint à l’e'gal du tonnerre,
Cessez d’e'pouvanter les peuples de la terre ;
Dans une ellipse immense achevez votre cours,
Remontez, descendez près de l’astre des jours;
Lancez vos feux, volez, 8c revenant fans cesse ,
Des mondes épuisés ranimez la vieillesse.
C’est ainsi que f étude approfondie Sc les progrèsde la véritable Astronomie ont dissipé des préjugésabsurdes , Sc rétabli notre raison dans tous ses droits.
Mais ce n’est point à cela seul que íè réduit futilitéde cette science, elle contribue au bien général dansplus d’un genre.
On íait allez que la Cosmographie Sc la Géo- Son utilité pour
a o r ,1a Géographie.
graphie ne peuvent se passer de 1 Astronomie. LesTome /. - c