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Tome premier.
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xx PRÉFACE.

connoître aujourd’hui l’utilité de la marine , íur-tout en France. Le succès des Anglois dans laguerre de 1761 n’a que trop démontré que la ma-rine feule décide des Empires, de leur puistànce ,de leur commerce ; que la paix & la guerre sedécident íùr mer, & qu enfin , comme dit M. leMiere :

Le trident de Neptune est le sceptre du monde.

C’est à-peu-près ce que Thémistocle disoit à Athè-nes , Pompée à Rome *, Cromwel en Angleterre ,Richelieu & Colbert en France ; il semble íur-toutque le cardinal de Richelieu ( Testament Politiquech. ix.Jecl. y ), prévoyois de l’Angleterre ce quenous venons d’en éprouver , & ce qui nous restepeut-être à en attendre.

t o mie d ou fie L’état actuel des loix ôí l’administ ration ecclé-

caiendrier. siastique se trouvent eísentiellement liés avec FAs-tronomie, comme je l’ai fait voir en parlant du ca-lendrier ; S. Augustin en recommandoit Fétude parcette feule considération; S. Hippolyte s’en étoitoccupé autrefois, de même que plusieurs Peres deF Eglise ; cependant notre calendrier étoit dans untel état d’imperfection que les Juifs 8 c les Turcsmême avoient lieu d’être étonnés de notre ignoranceà cet égard. Nicolas V, Léon X, 8 cc. avoient bieneu le deílèin de rétablir l’ordre dans le calendrier ,mais on n’avoit pas alors des astronomes dont la

* Pompeìus cujus ccnjilium Themijìacleum eji, exijlimat enim gui mare reneateum neceffe rerum potin ; itaque qui nunquam egit ut Hifpaniœ perse tenerentur,navalis apparatus cura eifemper antiquijjima fuit ( Cic, ad Att. L. X. ep. 7).