Principes de la Sphère. r r
l’autre Tare BE qui lui est semblable, ôc a le même nombrede degrés; c’est ce que nous appellerons la diftance au zénit\or, l’arc Z A est le complément de Tare A R , comme BE estle complément de EG ; ainsi l’arc A R est semblable à TareGE : donc ce dernier arc exprime la hauteur désastre, aussibien que l’arc A R. Telle est la maniéré dont les astronomesprocèdent dans cette observation fondamentale ôc qui re-vient sans cesse; il ne s’agit, pour observer la hauteur d’unastre au-dessus de l’horizon, que de diriger un des côtés BOdu quart-de-cercle BEG versl’astre supposé en A , 6c de voircombien le fil à-plomb Z 0 ED , suspendu librement aucentre O de l’instrument, intercepte de degrés, en comp-tant de l’autre rayon OG de l’instrument, c’est-à-dire, decombien est l’arc GE. C’est là-dessus qu'est fondé l’usage duquart-de-cercle astronomique , dont nous ferons une des-cription détaillée en parlant des instrumens d’astronomie,dans le XIII e . Livre, mais dont il étoit nécessaire de donnerun idée dès à présent.
2 ó. La Mesure des Angles, faite par le moyen d’unquart-de-cercle ou d’une autre portion quelconque de cir-conférence , est la base de toute l’astronomie : en effet, unastronome veut connoxtre les mouvemens ôc les révolutionsdes corps célestes, ôc assigner en tout temps la situationapparente de tous les astres, les uns par rapport aux autres ;il suffit pour cela de savoir qu’à partir d’un point donnédans le ciel, un astre est avancé plus qu’un autre, d’unnombre de degrés, ou d’une portion quelconque de la cir-conférence. Ce n’est point en lieues, en toises, ou autresmesures absolues, que nous avons besoin de connoître cesmouvemens apparens, nous y parviendrons bien ensuite , ôcil en sera parlé dans le IX e livre ; mais il ne fut d’abord ques-tion parmi les anciens astronomes, ôc nous ne traitons nous-mêmes dans ce premier livre, que des mouvemens relatifsôc apparens, qui s’expriment en degrés, minutes ôc secondes,ou en portions de cercles, ôc qui suffisent pour représenteren tout temps l’état du ciel tel qu’il paroît à nos yeux.
On observe, par exemple, qu’un astre est éloigné d’unautre de la moitié du ciel, c’est-à-dire, de i8o° en sorte
B ij
Distanceau Zénic.
Mesuredes Angles.