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Tome premier.
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Origine de VAJìronomie. ioy

après le temps du voyage des Argonautes (317). Ç’estaussi ce que pensoit Séneque , quand il disoit : il n’y a pasencore 1300 ans, que la Grèce a compté ôc nommé lesétoiles {Aar. quasi. !. VU. c. 1$ ). Séneque écrivoitvers Tan 65 ; ainsi il supposoit que ces noms étoient plusanciens de 1400 ans , tout au plus, que notre Erevulgaire.

2 J 7 * Sophocle ( in Nauplio ) parle de Palamede, quivivoit vers le temps de la guerre de Troye ; il dit quePalamede décrivit Ôc marqua Tordre ôc les distances desplanètes, les signes célestes ôc les faisons propres au la-bourage ôc à la navigation.

2 ^ 8 - Si les anciens observèrent d’abord les étoilesavec quelqu’attention , c’est qu’ils les regardèrent commeles causes de la pluie , du vent ôc des autres change-mens de Tatmosphère : le plus ancien témoignage quenous en ayons est celui du livre des Juges , où il estdit que le fleuve Cison ou Kishon avoit entraîné dansson débordement des soldats de Sisara , flella manentesin ordine & cursu suo adversus Sifaram pugnaverunt ( Jud.V. 20 ), comme si le gonflement de ses eaux eût étél’effet des astres.

259. Toute Tastronomie ancienne , jusqu’au tempsde Chiron, se réduisoit probablement à examiner le le-ver de quelques étoiles en différens temps de Tannée,ôc les phases de la lune, seulement à peu près ; puisquelong-temps après, les Caldéens ôc les Egyptiens , ainsique nous le ferons remarquer , ne conoiísoient pas encorela durée , ni les inégalités de ces mouvenrens pla-nétaires.

Hésiode ôc Homère ne citent point d’autres planètesque Vénus. On croit que c’est elle qui est désignée dansle XIV e chap. d’Isaïe, par ces mots, Helal-ben-shahar ,ou tìelal soleil du matin, à cause de son grand éclat ;si cela est, on peut regarder ce passage comme un despremiers où il ait été parlé d’une planète , puisqu’il re-monte environ à Tan 710 ; mais nous n’avons aucuneobservation de ce temps-là sur les planètes ; il n’y en aTome J. O