Band 
Tome premier.
Seite
106
JPEG-Download
 

10 6 ASTRONOMIE, Liv. II.

pas même parmi ces observations de Babylone, qui fontles plus anciennes de toutes celles qui nous fontparvenues.

De l Astronomie Caldéenne.

26 O. Les liabitans des vastes plaines de Sennaar ,où fut bâtie la ville de Babylone, me parodient avoirété les plus anciens astronomes & les premiers de tousles obíèrvateurs ; tout concouroit à p orter leur atten-tention vers le ciel ; la garde des troupeaux faifoit leurprincipale occupation; mais la chaleur du jour leur fai-foit choisir le temps de la nuit , pour leurs travaux ,leurs exercices & leurs voyages : enforte que le spectacledes astres les devoit occuper, pour ainsi dire, malgréeux. Ajoutons à cela, que dans ces plaines, dont quel-ques-unes étoient couvertes souvent d’un fable léger quele vent difperfoit facilement , les astres dévoient servirà reconnoître les chemins ( Voyages des indes Or. Carré ,ch. i.p. 230 ), 8t à fe conduire dans les voyages. Enfin ,la curiosité , la superstition, ôc peut - être le goût del’astrologie ( a ), ajouté dans la fuite à des motifs plusraisonnables, achevèrent de porter les Caldéens versl’astronomie ; ils furent, ce me semble , les premiers à yfaire des progrès distingués , & les Egyptiens ne meparoiífent pas devoir aller de pair avec eux dans l’hif-toire de l’astronomie ; cependant quelques auteurs ontdonné la préférence aux Egyptiens , fur-tout Lucien 8cMarsham , l’un parmi les anciens , l’autre parmi les

( a ) Depuis long-temps le motd 'AJlrologie est destine' à exprimerI étude vaine 8c superstitieuse deshoroscopes , tandis que le nomd'djfronvmie est réservé à la sciencevéritable des mouvemens célestes(art. 1 ), quoique dans l’origineces deux mots exprimassent indif-féremment la connoissance des as-tres. Dès le temps de S. Clémentd’Alexandrie , c’est-à-dire dans le

1 I e siècle , on mettoit une diffé-rence entre ces deux choses ; lascience qui est appellée dans cetAuteur A’çfovofi!*; , 8c dom il faitl’e'loge , a pour objet, selon sonexplication, la science de l’Univers8c les mouvemens planétaires ( Stro-n.atum Vi. 11 -jag. 78; ). Sextus Em-pericus paroít le prendre en mêmesens ( l. V. iniiiopag. 3 j 3 ).