A'îronomie Caldéenne. 117
gnomon servoit à montrer les longueurs de l’ombre endifférentes faisons ( 38) , 6c par conséquent la longueurde Tannée. Pherecydes, vers l’an 540 , fit un cadransolaire dans l’Ifie de de Scyros, l’une des Cyclades ,ccmime nous i’apprend Diogène Laerce ; mais Anaxi-mandre , mort l’an 547 avant J. C. en avoit fait un àLacédémone , ôc l’horloge d’Achaz paroît devoir faireremonter cette découverte jufqu’à l an 727 au moins. IIne feroit pas étonnant qu’elíe eût passé des Babyloniensaux Syriens , & de Damas à la Judée. II n’y eut àRome de cadran solaire que l’an 3o 6 avant J. C. ce futPapirius Cursor qui le fit faire, ( Censor. c. 23 pag. 124.Pli n. VII- 60 ).
282. Geminus parle beaucoup des observations desCaldéens : il ne distingue pas celles qui avoient été faitessous les Rois de Babylone, & sous les Princes Medo-Perfans. On ne fait pas s’il y en eut beaucoup depuis laprise de Babylone par Cyrus , jufqu’à la conquête d’A-lexandre ; celles dont parle Ptolomée ne vont pas plusloin que l’an 492 avant J. C. à la réserve de deux éclipsesde lune des années 384 6c 383 , & de quelques obser-vations de Mercure , que je crois avoir été faites à Baby-lone ; les Rois de Perses n’y résidant point, négligèrentprobablement d’y encourager les sciences : la révolte arri-vée vers l’an y 10, avoit déjà préparé la décadence decette ville. La réputation des Caldéens en astronomieoccasionna encore long-temps après les impostures desavanturiers , qui , fous le nom de Caldéens , alloientprédire l’avenir à la crédule populace.
Caldaus sed major erit siducia. Juven. VI. 53;.
Mais alors la superbe Babylone étoit en ruine & nereffembloit plus qu’à un defert : les sciences avoient passéen Grece & en Egypte.