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Tome premier.
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118
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Ii8 ASTRONOMIE , Liv. II.

Astronomie Egyptienne.

Ethiopiens.

28b- Les Egyptiens s’attribuoient hautement l’ín-vention de l’astronomie, ils font cités conjointement aileles Caldéens par le plus grand nombre des auteurs Grecs ;ôc si nous leur contestons cette gloire , c’est principa-lement à cause des observations anciennes que Ptoloméeôc Hipparque trouvèrent à Babylone ( 267 ), 6c qu’ilsne trouvèrent point en Egypte.

Le premier qui observa les astres, dit Platon (in epi-■nomide , pag. 622, édition de 1 £48 ) fut un étranger( barbare ) qui vivant dans un climat où le ciel est tres-serein , eut occasion de faire ces découvertes ; tels fontl’Egypte 6c la Syrie , où les astres ne font cachés ni parles nuages ni par les pluies ; pour nous , qui sommes bienloin d’avoir d’auísi beaux étés., nous n’avons pas eu lesmêmes moyens pour acquérir ces connoissances. Les Bar-bares dont parle ici Platon étoient donc les Egyptiens6c ceux que les Grecs comprenoient fous le nom deSyriens , c’est-à-dire , les Assyriens , les Caldéens, ( Cic.de div. I. pi ) peut-être les Arabes qui en étoientvoisins , qui font appellés dans l’Ecriture Cush , ôc pard’autres auteurs a iSíothç ; c’est de ces Ethiopiens , ôc nonde ceux d’Afrique, que M. Costard croit qu’il faut en-tendre ce que dit Lucien , qu’ils eurent les premiers laconnoissance des mouvemens célestes, qu’ils reconnurentque la lune empruntoit fa lumière du soleil, êcc.

2 84 - Lucien dans son livre fur l’astrologie , dit eneffet que les Egyptiens - avoieut été précédés par lesEthiopiens , qui furent, dit-il, en général plus instruitsque les autres peuples. Etonnés d’abord du spectacle variéque la lune présente à chaque mois ; invités parla situationfavorable de leur pays, par une vie tranquille Ôc par unciel toujours serein, ils observèrent les mouvemens desplanètes, ôc transmirent leurs connoissances aux Egyp-tiens qui étoient leurs voisins. Les Babyloniens, con-tinue Lucien , ont eu les mêmes connoissances , mais