Aflronomie Phénicienne. 13 y
surnom à'Edom ou Rouge : il y avoir des ports dans laMer Rouge où les Phéniciens avoient la liberté ducommerce.
3 I 9. Ce surent les pilotes d’Hiram , roi de Tyr,qui, environ ioco avant J. C. & lorsque les Grecsétoient encore novices dans la navigation, renseignèrentaux Hébreux. Salomon, devenu , par les conquêtes deson père, maître de l’Idumée & du fond de la mer Rou-ge , sentit ( comme l’ont toujours fait les plus grands po-litiques ) la nécessité d une marine ; c’étoit le seul moyende bannir l’oisiveté de ses Etats, & d’y ramener l’opu-lence. II établit les ports d’Elath & d’Efiongaberfur la Mer Rouge : les Hébreux & les Tyriens alloientensemble en Ophir , que l'on croit être aujourd’hui lacôte de Sofala ; ils en rapportoient de l’or , de l’argent,de l’yvoire & des animaux singuliers : ils allèrent ensuiteà Tarsis en Espagne ; mais ils employoient trois ans àfaire ce voyage ; car on fait qu’ils firent le tour de l’Afri-que vers l’an 61 o avant J. C. par ordre du Roi d’Egypte.( Hérod. liv. Z/ 7 , w. 42 ), & doublèrent le Cap de Bonne-Espérance , qui fut ensuite oublié pendant 2000 ans.Hérodote, qui raconte cette expédition avec assez dedétail,avoue qu’iln’y croyoit pas. ( Hérod. 1 . IV. n°. 42.Reg. III. p & 10. Paralip. ÌI. 8. Spect. de la Nature,tom. ly. p. 3 2 (f. M. Goguet, tom. l^.p. 16$■, in- 12. t.III. p. 1 3 2 , ÌK-4 0 ). C’est ainsi que les premières con-noissances de Tastronomie furent les premières sourcesdu commerce & de l’industrie des nations , de l’activité,de la perfection, de la science, de la philosophie , ôcpar une suite naturelle , de l’humanité, de la sociabilité ,& du bonheur des hommes.
Astronomie des Grecs.
3 20. Quelque médiocre que fut l’astronomie desEgyptiens , 600 ans avant J. C. les Grecs en savoientencore beaucoup moins qu’eux : personne dans la Grècen’avoit songé à observer les mouvemens célestes, & leurs