AJlronomie des Grecs . 14. y
in- 4 °, pâg. 418, 439 , 458 ); cependant M. Fréretc roi c que cette disposition de la sphère attribuée à Chi-ron , avoit été apportée par des Phéniciens ou des Egyp-tiens ( page 4.59 ).
Pour peu qu’il eût été observateur, auroit-il pu nepas appercevoir que ia sphère des étoiles avoit changéde près de iy° , 6c que toutes les constellations étoient
Í ilus avancées de la moitié d’un signe , qu’il ne le disoitui-même dans ses écrits. II est donc bien constant qu’Eu-doxe n’avoitpreíque point observé les astres,malgré toutela célébrité qu’il a eue dans Gastronomie. On peut voirau sujet d’Eudoxe ôc des plus anciens astronomes Grecs,la Bibliothèque Grecque de J. Alb. Fabricius ( liv. III.c. 5 , ou tom. II. p. 79. édition de Hambourg 1707 ).Ce livre rare ôc précieux est en 14 volumes 117-4°. Hau-teur , à la page 509 , parle des astrologues Grecs qu!n'ont point été imprimés , ôc à la page 964, il donnele catalogue de tous les anciens mathématiciens dont lesécrits nous font restés.
3 3 9* H paroît constant par l’aveu de toute l’anti-quité , qu’avant les voyages de Platon ôc d’Eudoxe enEgypte, vers Pan 570 , les Grecs n’avoient aucune astro-nomie ; ils ignoroient la véritable durée de l’année,( 32 5 ), ne connoissoient point les planètes ( 327 ),n’avoient aucune idée des éclipses , ôc ne conce-voient qtie d’une manière fort confuse les révolutions ôclès mouvemens des corps célestes. Hérodote ne pou-voit s’empêcher de rire de ceux qui prétendoient ,ainsi qu’Homcre, que l’Océan coule autour de notre con-tinent , ôc environne la terre ( liv. IF. ». 8 & 3 <T,hv. II. n°. 21 & 23 ), parce qu’onn’en donnoit aucunepreuve ; il rioit de ceux qui donnoient à la terre ôc àl’Océan une figure ronde. Par le peu de connoiffancequ’Hérodote avoit fur cette partie de la physique, on peutjugerdePétatoù elle étoit dans la Grèce 400 ans avant J. C.
3 40. Si jusqu’alors Gastronomie avoit fait des pro-grès 11 lents , on doit principalement Pattribuer a ladifficulté des calculs ; les opérations arithmétiques neTome I, T