i 4 g ASTRONOMIE, Liv. II.
s’exécutoient que par le moyen de petites pierres qu’onarrangeoit fur une table, ou de noeuds que l'on faisoità une corde ; pour écrire les résultats de ces calculs,on n’avoit pas d’autres signes numériques que les lettresde l’alphabet , qui ne formoient point un système denumération approchant de ceux qu’on a eu depuis. IIseroit incompréhensible qu’avec un pareil secours on eûtpu aller plus loin ou plus vite qu’on ne l’avoit fait réelle-ment dans les siècles dont nous venons de parler ( VoyezM. Goguet, de s Origine des Loix , des Arts & des Scien -ces , t. II. p. 43. m-11. t. I. p. 2 11 . ìn-4 0 .
3 41 • Pythéas vécut au siecle d’Alexandre le Grand(Voyez le Dictionnaire de Bayle ) ; il fut célèbre parl'observation qu’il fit du solstice d’été à Alarseiile ,au rapport de Cléomedes ( liv. I. chap. 7 ). Pythéasavoit trouvé , suivant Hipparque cité par Strabon ( pag.175 ), que la hauteur du gnomon étoit à la longueur del’ombre comme 600 est à 209. ( Voyez Gassendi, t. IV.p. 527. t. V.p. Z27 ).
3 42 . Nous ne parlerons point ici d’Aristote ; assezd’Ecrivains ont célébré ses ouvrages, 6c il paroît avoirété fort peu avancé dans l’astronomie. ( Voyez le Diction-naire de Bayle au mot Aristote ).
Révolution arrivée dans VAflronomie JOO ans
avant J. C. *
3 43 - Les sciences n’éprouvent jamais de révolu-tion plus générale & plus prompte , que quand unMonarque puissant les aime ôt les protège : c’est cequi arriva en Egypte, sur-tout lorsque Ptolomée Phi-ladelphie succéda à Ptolomée fils de Lagus , vers l’an28Z avant J. C. Tout ce qu’on savoit alors d’astro-nomie étoit dû aux cérémonies religieuses des Prêtres ,aux besoins de la campagne , à l’oisiveté des Bergers ,& aux conjectures ingénieuses des Grecs : il falloit unefuite de recherches, d’observations, de combinaisons ÔCde calculs 3 pour asseoir des théories, ôc développer les