172 ASTRONOMIE, Liv. II.
moires ; la Difiertation de M. Renaudot , publiée à lafin de la relation d’un ancien voyage à la Chine; M. Co-stard,dans les Transactions Philosophiques, vol. 44. p.476 ;M. Préret , tome XV de l’Ac. des Infcript.
403. C’est une tradition reçue , que Fo-hi , ou Fou-hi , fondateur de 1 Empire Chinois, enseigna le premier àses peuples la connoissance des astres, mais on ne fait riende précis à ce sujet. On voit seulement que 2000 ans avantJ. C. les Chinois ont connu l’année de z6y ~ jours , c’est-à-dire , la durée de la révolution du soleil, ôc que de touttemps ils ont compté des années solaires d’un solsticed’hiver au suivant ( II. 138. III. 7. 174 ). Nous ne savonsrien de plus fur leur progrès dans l’astronomie à cetteépoque : on voit au contraire que cette science sut presqueentièrement négligée vers l’an 480 avant J. C. on ne semettoit plus en peine d’observer les éclipses , on n’enoffroit point le calcul à l’Empereur, on ne montoit querarement à la tour des Mathématiques , on ne faisoit pasla cérémonie du premier de la lune , & peu - à - peul’on perdit la science & la pratique du calcul astrono-mique. L’Empereur Tsw chi-hoar.g , vers l’an 246 avantJ. C. fit brûler les livres d’histoire, les livres classiques& ceux d’astronomie ; ainsi en supposant qu’il y eut alorsdes livres d’observations & des règles d’astronomie , onles perdit. Dans le livre de l’astronomie Européenne,mis en ordre au commencement de ce siècle-ci par ordrede Cam-hi , on lit qu’au temps de TÇm-chi-hoang , lesChinois avoient perdu la méthode enseignée par les an-ciens , & en particulier par l’Empereur Yao, pour le calculdes sept planètes & des fixes. Ce que dit l’EmpereurCam-hi est supposé également comme certain par lesauteurs, qui depuis les Ham , ou depuis l’an 206 avantJ. C. ont travaillé fur l’astronomie; ainsi , les Chinoisn’avoient alors ni livres d’astronomie ni méthodes con-nues : il ne restoit que des traditions confuses , des cata-logues d’étoiles & de constellations , & des fragmens dequelques livres cachés ( Observations Mathem. t. II. p.1 3 2 & j[. t. III, p. 4 }, Ce que leur transmit