ï^le de Tycho-Brahe. 19Z
principes fur lesquels ces éphémérides étoient construites ;il fe procura les tables d’Alphonse ôc de Copernic ; ils’en rendit l’usage familier, ôc il ne tarda pas à recon-noître qu’elles s écartoient souvent beaucoup de l’obser-vation , ôc que les éphémérides de Stadias , les seulesqu’on eût alors, n’étoient pas toujours exactes ; un com-pas dont il mettoit la charnière près de son œil pourestimer les distances des planètes , étoit alors son seulinstrument. II vit sur-tout au mois d’Août 1 $63 , que laconjonction de Jupiter ôc de Saturne avoit été mal an-noncée , 6c que les tables n’y étoient pas conformes :ce fut alors qu'il conçut le projet de faire de meilleuresobservations. II fit connoíïïance avec Scultetus , qui fai-soit à Leipfick des instrumens de Mathématiques : ilacheta de lui un rayon astronomique à la façon de GemmaFrijìus , avec lequel il paísoit en secret des nuits en-tières à observer ; les observations qu’il fit à Leipfickavec ce petit instrument, existent encore, 6c il en avoitcomposé un recueil séparé.
467 * Après avoir été trois ans à Leipfick , Tychoretourna dans son pays à l’occasion de la mort de sononcle. Mais voyant que ses parens faisoient peu de cas deses occupations, il s’éloigna d’eux , 6c revint en 1566à Wittenberg, où il faisoit tranquillement diverses obser-vations , lorsque la peste l’obligeade se retirer à Rostochdans le Meklembourg. II observa au mois d’Avril 1567,une éclipse de soleil dont il parle dans ses progynr-nasmes comme de la première qu’il eût observée dansles règles.
468 . En 1569, Tycho vint h Ausbourg , 6c fe liaavec Hainzelius , Sénateur de cette ville , qui avoit dugoût pour l’Astronomie : il chercha des ouvriers dansi’intention de faire un instrument où l’on pût distinguerchaque minute de degré ; le Sénateur fe chargea des frais,Lc fit placer dans fa maison de campagne à Gekinga,un quart-de-cercle de bois de 14 coudées de rayon ( a ),
Il reconnoîtTerreur destables astro-nomiques.
II observaen i;s6.
(*)Jen’ai pu savoir avec certitude ce que c’étoit que le Cubitus dont parle
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