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Tome premier.
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334 ASTRONOMIE, Liv. III.

en 1684, en allant aux Indes , ôc il la décrit fous lenom de second crépuscule du soleil , ( Observ. Math. ó*Phys in Ind'm & China , saóía Pragœ 17 10 , pagij 2. p ). II est parlé encore dans les Miscellanea Na~lura Curiojorum , ( Decuria III. ann. 1. p. 28s. à fuiv. )de plusieurs observations de cette lumière laites en Alle-magne par M M. Kirch ôc Eìmmart , en 1688, 1689 ,1691 , 1693 , jusqu’au commencement de 1694 ; maisil n’y en a qu’un petit nombre qui y soient détaillées :depuis ce temps-là , ces observations furent entièrementnégligées jusqu’au temps où M. de Mairan commençaà s’en occuper , à l’occafion dune fameuse aurore bo-réale du 19 Octobre 1726.

M. Castìni ne doutoit pas que la lumière zodiacalen’eíft été vue autrefois, quoiqu’elle ne soit pas décrite& citée expressément dans les anciens auteurs. Descar-tes, dans ses principes , art. i Sc 137 de la troisièmepartie, semble parler de quelque chose de semblable ;mais Ghildrey , à la fin de son histoire naturelle d’An-gleterre, écrite vers 1659 , s’explique d’une manièreassez nette, au rapport de M. Cassini. ( Découverte , &c»p. Z5 St 67).

figure, 846. l a lumière zodiacale a ordinairement la figured’un fuseau ou d’une lentille qui seroit vue de profil ; lapointe se termine par deux lignes droites, qui formentquelquefois entr’elles un angle de 2 6 degrés, & quel-quefois un angle de 10 degrés ; souvent lorsque l’airestun peu chargé , on la volt ou tronquée , ou courbéeen forme de faulx ; mais fa figure la plus ordinaire estcelle d’une lance, d’un fuseau ou d’une pyramide.

J’ai oui dire à M. de la Caille , que dans son voyageen Afrique il avoit trouvé la lumière zodiacale très-viíì-ble dans la zone torride , où elle s’éiève perpendiculai-rement ; que le phénomène lui avoit paru constant ,régulier & extrêmement apparent : cependant de tous lesobservateurs qui allèrent en 1672 dans la zone torride ,aucun n’en a parlé, ôc M. de Mairan prouve en effet